Zadistes de Sivens : j’y suis, j’y reste !

Publié le par Denis PIGNOL

Zadistes de Sivens : j’y suis, j’y reste !

Zadistes de Sivens : j’y suis, j’y reste !

Les agriculteurs du Tarn, en particulier ceux de la zone de Sivens, en ont plus que marre.

Boulevard Voltaire | Patrick Crasnier | Photojournaliste | 03-03-2015

C’est de nouveau la « fête » à Sivens… Après avoir tout cassé à Toulouse, ceux que les médias appellent les zadistes crachent sur la police mais comptent sur elle pour les protéger. Une histoire de fous, me direz-vous ? Non, juste une histoire à la française dans la France socialiste.

Pourquoi le bruit médiatique recommence-t-il cette semaine ? Uniquement parce que les agriculteurs du Tarn, en particulier ceux de la zone de Sivens, en ont plus que marre. Ils ne peuvent plus se rendre dans leurs terres : une zone de « non-droit » a été décrétée par l’État. Si vous ne me croyez pas, allez-y ! Les journalistes sont « obligés » de montrer leurs papiers aux zadistes, leurs numéros de voiture sont relevés et des menaces souvent proférées. Menaces si les articles ne leur sont pas favorables, menaces si des photos sont prises sans leur consentement.

Du coup, les agriculteurs ont décidé de les déloger : la justice leur a donné raison mais la préfecture ne veut pas faire évacuer. Ils sont nombreux, les agriculteurs venus du Tarn, bien sûr, mais aussi du Lot, du Tarn-et-Garonne, de l’Aveyron… Une bien belle manifestation de solidarité. Que pensez-vous que la préfecture a fait ? Elle a envoyé la gendarmerie « pour protéger les zadistes ». Cette gendarmerie qui se fait taper dessus en permanence par les militants d’extrême gauche. Cette gendarmerie contre laquelle ils défilent à Toulouse ou ailleurs en cassant les vitrines. Mais ils sont là, les gendarmes, faisant leur travail avec respect et sérieux comme toujours, on ne peut que les féliciter… en les plaignant un peu aussi : la matraque doit parfois les démanger.

Comme rien n’est anodin dans cette affaire, si les agriculteurs sont là cette semaine, ce n’est pas parce que le Salon de l’agriculture est terminé. Non, c’est uniquement parce que le conseil général du Tarn doit rendre sa décision vendredi. Aux dernières rumeurs, ce conseil général s’apprêterait à refuser tout projet à Sivens. Si c’est le cas, les agriculteurs auront tout perdu dans l’affaire et les zadistes d’extrême gauche tout gagné. Ils éléveront certainement une statue à Ségolène Royal. Précédemment, le conseil général avait voté à l’unanimité moins une voix pour le projet de barrage : quel retournement de veste !

Nous sommes donc bien en face d’une affaire de cocus, mais les cocufiés auront la vengeance rapide et facile. N’oublions pas que les élections départementales approchent à grands pas. La décision du conseil général, guidée à l’évidence par les pressions pour protéger les zadistes, sera lourde de conséquences. Si les agriculteurs perdent tout, leur vote, et celui de tous ceux dans la population qui les soutiennent, sera terrible. Le conseil général pourra faire ses valises et même la présence de Valls sur les marchés n’y changera rien.

Publié dans presse nationale

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