Vivarte : l'ex-PDG est-il parti avec la caisse ?

Publié le par Denis PIGNOL

Chez le chausseur André, 37 magasins vont mettre la clé sous la porte, avec une centaine de suppressions de poste. © PHOTOPQR / L'EST REPUBLICAIN / Alexandre MARCHI
Chez le chausseur André, 37 magasins vont mettre la clé sous la porte, avec une centaine de suppressions de poste. © PHOTOPQR / L'EST REPUBLICAIN / Alexandre MARCHI

Vivarte : l'ex-PDG est-il parti avec la caisse ?

Le Point - Publié le 09/04/2015 à 07:46 - Modifié le 09/04/2015 à 09:50

L'ex-PDG de Vivarte a contesté les affirmations de la presse selon lesquelles il aurait quitté ses fonctions avec un chèque de plus de trois millions d'euros.

"J'ai mené avec succès la restructuration financière de ce groupe qui a conduit à l'annulation de deux milliards de dettes et l'apport sous la contrainte d'une procédure de conciliation de 500 millions de cash et ai dû le quitter suite à de fortes divergences de méthodes avec les fonds créanciers devenus actionnaires, notamment sur la rémunération excessive du conseil d'administration qu'ils entendaient constituer", écrit-il dans son texte. "Devant un tel procédé et de telles méthodes, je me réserve le droit de rétablir la vérité par toutes voies légales", ajoute-t-il.

Indécence

Interrogé sur RTL avant le démenti de l'ancien patron, le ministre de l'Économie s'est dit "évidemment" choqué par l'attribution d'une telle somme au dirigeant d'une entreprise en difficulté. "C'est une forme d'éthique que de considérer que, quand on est dans une entreprise en difficultés, qu'on a essayé un retournement qui n'a pas marché, il est indécent de toucher ces sommes-là", a estimé Emmanuel Macron, en précisant qu'il s'agissait d'un problème à régler au niveau des actionnaires. "Je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte", a souligné le ministre.

Vivarte a annoncé mardi, lors de comités centraux d'entreprise (CCE) dans ses enseignes, la suppression de 1 600 postes. Principale enseigne touchée, La Halle aux Vêtements subira la fermeture de 174 magasins sur 620. Mais 23 magasins supplémentaires pourraient aussi baisser le rideau, faute de repreneurs. Soit au total 1 520 postes supprimés (magasins, logistique, siège) dans une enseigne qui emploie 4 000 salariés.
Chez le chausseur André (environ 500 salariés), 37 magasins vont aussi mettre la clé sous la porte, avec une centaine de suppressions de postes.

Publié dans presse nationale

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