Viols, voitures brûlées, attentats, crimes sont les conséquences de la France multiculturelle

Publié le par Denis PIGNOL

Viols, voitures brûlées, attentats, crimes sont les conséquences de la France multiculturelle

Viols, voitures brûlées, attentats, crimes sont les conséquences de la France multiculturelle

Lagauchematuer | Paul Le Réactionnaire | Blogueur | 4 mars 2015

Après le succès du « Suicide Français » d’Eric Zemmour, la gauche se devait de répliquer.

Il y a bien eu l’essai de Noël Mamére et Patrick Farbiaz (« Contre Zemmour- Réponse au Suicide Français ») mais, même moi qui ai l’habitude de lire des écrits de gauche, j’ai eu du mal à le finir. Et, les commentaires des lecteurs sur les sites d’Amazone ou de la FNAC, prouvent à quel point cet essai est manqué.

Alors, j’avoue avoir attendu avec impatience une réponse gauchiste digne de ce nom. J’étais curieux de voir comment les intellectuels de gauche pourraient argumenter contrer Zemmour. L’exercice étant assez proche de l’impossible.

C’est le fils d’André Glucksmann, un ancien maoïste passé au Sarkozysme en 2007 qui s’y est collé. Avec un tel père, qui a politiquement et intellectuellement évolué vers un « réactionnisme modéré », la réponse du fils, Raphael Glucksmann, aurait pu être elle-même modérée.

Cependant, bien que d’un niveau intellectuel largement supérieur de Mamére, sa réponse à Zemmour, et à tous les réactionnaires (nous autres, auteurs sur LGMT, aussi), est d’une violence et d’une aigreur non contenues.

Sur le bandeau, les noms de Le Pen, Zemmour et Dieudonné sont associés. Excepté sur la notion de la liberté d’expression, a-t-on déjà vu Zemmour défendre Dieudonné ? Non. Au contraire Zemmour explique que Dieudonné est pour lui le produit de la course à la victimisation. Course qu’il dénonce.

Mais, pour comprendre la pensée de Glucksmann il faut dépasser le bandeau et lire son opus. Selon lui, la montée de l’islamisme radical et celle du Front National serait des faces de la même pièce, du même phénomène. Il ne les oppose pas, il les place face à face. Autrement dit, pour lui la montée de l’islamisme radical en France (et en Europe) n’est qu’une réaction de plus à la société multiculturelle. Comparer le Front National à Daesh il fallait y penser !

Il a raison sur un point. Point, qui est, cependant, dans son raisonnement un paradoxe.

Toutefois, pour montrer l’absurdité de l’argumentation de cet essayiste, plaçons-nous un instant de son point de vue. Pour lui, le multiculturalisme serait donc responsable de la montée de l’islam radical et du FN. Il reproche à ces deux mouvances de rejeter la société multiculturelle Selon lui, elles « partagent en réalité la même cible : la société ouverte, métissée, libre dans laquelle nous avons grandi. ». De plus, il estime que l’accroissement du nombre de réactionnaires serait également du à la démission des élites républicaines (de gauche comme de droite) qui, se reposant sur les acquis antérieurs, n’auraient pas assez défendu cette société idéale.

Si une société multiculturelle induit le terrorisme islamique et l’émergence d’idées réactionnaires qui ne sont pas les siennes, comment peut-il défendre une pareille société ? Comment peut-il encore définir comme contraire « à la liberté » le droit réactionnel (et naturel) de lutter contre le fanatisme religieux ? Au contraire, en défendant bec et ongle la nouvelle société européenne, ne défend-il pas la cause de cet extrémisme religieux ? Là est son paradoxe.

En effet, il a raison sur le fait qu’une société multiculturelle produit un fanatisme religieux des minorités. En Europe l’islam. Dans toute société avec une immigration massive, la première génération (qui arrive) s’adapte tant bien que mal. Mais surtout elle travaille. La seconde génération, numériquement plus nombreuse que la première (surtout avec le regroupement familial) commence à exiger des droits spécifiques, prouvant que cette minorité souhaite se sentir particulière. En tout cas, différenciée des autochtones. Les troisièmes et quatrièmes générations deviennent violentes car le nombre de jeunes s’accroit. C’est ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis avec les irlandais à la fin du 19éme siècle. C’est ce qu’il se produit en Europe avec les musulmans. Malgré cela, il est faux d’imaginer que la société européenne, pour une raison ou pour une autre, devrait se sentir responsable de l’apparition de Daesh ou du massacre de millions de chrétiens en Orient.

De plus, il est également intellectuellement erroné de placer face à face les extrémistes islamiques et les réactionnaires autochtones.

Premièrement, contrairement à ce qu’il prétend dans son ouvrage, un Zemmour ou une Marine Le Pen sont des démocrates. Ce que ne sont pas les djihadistes.

Ensuite, les buts poursuivis par ces deux mouvances sont radicalement opposés. L’une veut détruire la France, l’autre la protéger. Ou alors il faudrait placer sur un même pied d’égalité dans la « réaction » la publication du « Suicide Français » et le massacre des journalistes de Charlie Hebdo. C’est, en substance, ce qu’il fait.

Enfin, puisque les buts recherchés sont à l’opposé, il est absurde d’affirmer ces « deux replis identitaires se renforcent mutuellement ». A l’inverse, c’est une politique multiculturelle de gauche qui favorise l’expression d’un islam radical.

Il déclare que Zemmour vit dans un « fantasme », une « France qui n’a jamais existé ».

La question que je me pose est la définition du multiculturalisme de l’auteur. Nombreux le défende et pourtant personne n’en donne de définition précise.

En effet, lorsqu’on leur demande une définition du multiculturalisme, ses principaux défenseurs vous parlent de cuisine. Si le multiculturalisme se limitait à l’introduction du couscous en Europe, nous serions nombreux à y être favorable.

Mais la vérité du multiculturalisme ce sont les mariages forcés, les excisions, les viols en réunion, les braquages, les voitures brulées, le couscous, le raï, de bons acteurs, du bruit, la drogue, les familles nombreuses, l’islam (radical ou non), les règlements de compte à la machette…

Alors, oui. On peut être favorable à un tel multiculturalisme lorsque l’on vit dans un quartier huppé. Mais pas lorsque votre voiture brule deux fois l’an, que vos enfants sont frappés à la sortie de l’école deux fois par semaine et que votre commerce est braqué deux fois par mois.

Sans doute ne serais-je pas réactionnaire si je n’avais pas vécu et travailler des années dans un de ces quartiers où le premier commissariat se trouve à plusieurs kilomètres.

Sans doute 50% des français ne seraient pas favorable au retour de la peine de mort si la violence et le fanatisme n’étaient pas si grandissants.

Sans doute Zemmour n’aurait pas fait un si grand succès si cette société multiculturelle « idéale » était mieux contrôlée.

Sans doute 30% des français n’auraient pas voter pour le FN lors des dernières élections européennes si l’Europe technocratique comprenait les citoyens et si les vannes de l’immigration étaient fermées.

Sans doute. Mais, voilà, nous autres réactionnaires vivons dans la France vraie. Celle qui, au grand dam de Glucksmann, est de moins en moins silencieuse. Celle qui subit les effets néfastes du multiculturalisme et non pas seulement ses effets positifs.

Vous apprendrez, Monsieur Glucksmann, que le multiculturalisme n’est pas le même dans les antichambres feutrées des salons parisiens et dans la France profonde et celle des banlieues !

Publié dans presse nationale

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