Supprimez le RSI, racket de l’Etat contre les petites entreprises françaises

Publié le par Denis PIGNOL

Supprimez le RSI, racket de l’Etat contre les petites entreprises françaises

Supprimez le RSI, racket de l’Etat contre les petites entreprises françaises

Lagauchematuer |   René Ricard | blogueur, écrivain | 9 avril 2015

Alexis de Tocqueville, cet élu au fauteuil N° 18 de l’académie française, membre de l’académie des sciences morales et politiques, précurseur de la sociologie disait : « cette même égalité qui rend l’individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier le livre isolé et sans défense à l’action du plus grand nombre »

Bien entendu, il ne pensait pas avoir autant raison au sujet d’un problème qui existe plus d’un siècle et demi après sa mort, et pourtant…

Le RSI, cette sorte d’URSSAF pour entrepreneurs, lui donne des arguments, cette réflexion devient tellement réelle qu’un reportage accusateur a été purement et simplement censurée sur youtube. Je vous engage évidemment à le regarder : http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/la-faillite-du-rsi-le-reportage-48728

Une chaine de télévision a fait honnêtement sont travail, surtout, il ne faut pas le dire.

Nos bons et dévoués médias s’organisent pour faire en sorte que l’information soit minimisée, que le gouvernement ne soit pas dérangé par un mauvais fonctionnement où il est le seul à pouvoir réagir. Il est évident, dans l’esprit de chacun que le mariage homosexuel, faire une loi sur les paquets de cigarettes neutres, sur l’interdiction de fumer avec un enfant de moins de douze ans dans sa voiture ou mieux, interdire aux mannequins d’être anorexiques, est plus important que de sauver de la misère des gens qui se défoncent pour leur petite entreprise, des gens qui font marcher la France, des gens indispensables qui sont le socle de base de notre pays et qui pour peu qu’on les laisse tranquilles, pourraient être créateur d’emplois.

La France à Hollande est ainsi faite que seule la futilité à réellement sa place, à l’essentiel nul n’est tenu. Le RSI est dans une situation très grave d’un point de vue fonctionnel, financier mais aussi légal, attaqué en justice de toute part ( voir : http://mouvement-des-liberes.fr/2014/12/le-rsi-est-sans-existence-legale-et-ne-peut-donc-pas-vous-poursuivre-en-justice-pour-recouvrer-vos-cotisations/ ) n’étant pas enregistré au registre des mutuelles comme prévu dans la réglementation du code de la mutualité. Il se retrouve donc sans existence légale, ce qui donne bien des éléments de défense à ceux qui malencontreusement ont croisé le chemin de cet organisme indélicat.

Qu’est-ce que cette machine qui démotive, paupérise, ruine et rend fou ? N’est-ce pas le moment de se poser la question fondamentale de la liberté pour les indépendants de choisir leur couverture sociale ? Passer du RSI au RSA n’est pas une situation d’avenir. Peut-être que les bonnes réponses d’un gouvernement efficace éviteraient un taux de suicide important dans la population concernée.

A l’origine, la création, en 2006, de ce fameux Régime social des indépendants, répondait pourtant à une ambition louable : simplifier les démarches en mettant en place un interlocuteur social unique en remplacement des trois gestionnaires qu’étaient Caisse de retraite, urssaf pour les AF (Allocation familiales) et IJ (indemnités journalières) et Caisse maladie.

Puis les dégradations du système sont progressivement arrivées, parfois par manque de conscience professionnelle, parfois par manque d’intelligence dans le raisonnement ou dans l’anticipation. Ainsi, d’erreurs multiples et variées, en dossiers perdus, interventions intempestives d’huissiers, absence d’appels de cotisations pendant plusieurs années conduisant à des poursuites sans motif et mauvaises surprises au moment de la retraite, le résultat escompté n’y était pas. La calamité cauchemardesque avait pris sa place. Opaque et incohérent, le Régime social des indépendants continue à susciter la colère.

Où passe l’argent du RSI ? les cotisants qui, pratiquement tous, font des journées harassantes, agrémentées de démarches auprès de l’organisme destructeur, oubliant au plus profond de leur mémoire que les 35 heures existent, voient arriver des appels de cotisations exorbitants, les empêchant de dégager un salaire convenable et éventuellement d’embaucher, qui à coup sûr leur permettront d’obtenir une retraite minable, à tel point que ces travailleurs infatigables, contrairement à leurs habitudes, sont enclins à défiler dans nos rues.

N’est-ce pas le moment de se poser la question fondamentale de la liberté pour les indépendants de choisir leur couverture sociale ?

Le taux de cotisations est exorbitant, d’environ 46,5%, CSG et CRDS incluses, couvrant modestement les risques, avec délais de carence (ils ne sont pas fonctionnaires, eux), distribuant peu en retraite et, cerise sur le gâteau, les excluant du chômage et de la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles. Le système est d’une rigidité intolérable. Le plus gourmand des états européens semblables au notre, les Pays Bas, ne prélève que 31,55%, le prélèvement est dégressif et assure une bien meilleure couverture.

Nos politiques aux grands cœurs que sont les socialistes ne pourraient-ils pas s’inspirer du régime allemand, moins couteux pour l’entrepreneur, meilleure couverture et surtout avec une prime fixe, indépendante des revenus.

Voilà, j’en suis certain, un travail qui aurait rapidement l’agrément de l’opposition et qui donnerait des points dans les sondages plus que les âneries qui passent régulièrement chez nos députés et sénateurs

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Publié dans presse nationale

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