Selon Marine Le Pen, Valls étudie la question de l’interdiction du FN

Publié le par Denis PIGNOL

Selon Marine Le Pen, Valls étudie la question de l’interdiction du FN

Selon Marine Le Pen, Valls étudie la question de l’interdiction du FN

La diabolisation du FN ne fonctionnant plus, il faut le supprimer. Et après ?

Boulevard Voltaire | Caroline Artus | Ancien chef d'entreprise | 22-05-2015

Marine le Pen l’a annoncé lors d’un bureau politique devant une quarantaine de personnes : « J’ai appris que Manuel Valls étudie la question de l’interdiction du Front national. Il a commandé une note juridique à ses services pour savoir si son interdiction est juridiquement possible. »

Sous quels prétextes ? Prêt russe ? Financement douteux de l’association Jeanne ? Il nous semble que d’autres partis politiques épinglés pour bien pire sont encore bien vivaces. Pour des violences contre des journalistes, peut-être ? La violence de certains antifas à l’encontre de policiers a-t-elle jamais fait interdire le Parti socialiste ?

Bref, on l’a compris : le peu qu’ils trouveraient sera repris jusqu’à l’abrutissement par l’ensemble des médias. Et s’ils n’ont décidément rien à se mettre sous la dent, la République – mais à d’autres époques, il est vrai – n’a pas toujours rechigné à faire preuve d’inventivité.

Qui plus est, cela signifierait-t-il la révocation des maires élus sous la bannière Front national ? De tous les conseillers municipaux ? Peut-être même celle de Robert Ménard pourtant non encarté ? Celle des députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen ? Envisager de supprimer le parti politique de France qui arriverait en tête des élections présidentielles en 2017 – entre 29 % et 31 % selon l’IFOP, et entre 29 % et 33 % pour CSA -, Manuel Valls est-il fou ?

Donc, la diabolisation du FN ne fonctionnant plus, il faut le supprimer. Et après ?

Inutile d’imaginer descendre par millions dans la rue, le gouvernement n’interdirait pas son opposant politique pour autoriser des manifestations visant à le réhabiliter. Et quand bien même le PS – par cynisme – donnerait son accord, à quoi cela servirait-il ? À rien.

Passer outre ? Quand on se rappelle les gazages à la Manif pour tous, le traitement des « mères veilleuses » à Rodez ou encore celui de David Van Hemelryck pour cause de dirigeable ressemblant à une quenelle, on hésite. Les Français frontistes, et ceux qui sont simplement attachés à la liberté d’opinion, ne le feront pas. Trop conscients, aussi, que le moindre dérapage justifierait alors précisément l’interdiction du FN.

Que leur reste-t-il, aux sympathisants FN ? La possibilité de s’abstenir aux présidentielles de 2017 ? Cela ne sera plus le cas si le souhait de Claude Bartolone de rendre le vote obligatoire est exaucé. Il y a toujours la liberté de voter blanc ou nul, en dessinant la tête à Toto sur un bulletin, me direz-vous. Quelle liberté !

Mais rien n’est joué. Les défenseurs des valeurs républicaines croient maîtriser les conséquences de l’interdiction du Front national ? Qu’ils se méfient quand même.

Publié dans presse nationale

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Annonyme 23/05/2015 08:15

Leurs places serait bien de tenir un cabaret