Sarkozy l’a dit : la réalité du bipartisme français, c’est le FNPS !

Publié le par Denis PIGNOL

Sarkozy l’a dit : la réalité du bipartisme français, c’est le FNPS !

Sarkozy l’a dit : la réalité du bipartisme français, c’est le FNPS !

Il n'y a donc dans notre belle démocratie que deux partis qui peuvent postuler au gouvernement de la France.

Boulevard Voltaire | Henri Gizardin | Ancien pilote de chasse | 04-03-2015

Nicolas Sarkozy révèle une très importante information, comme une prophétie, sur la une du Figaro de ce lundi : « Il y a une politique alternative. » On en reste coi ! Heureusement qu’il est sorti de sa semi-clandestinité pour revenir éclairer le chemin d’un nouveau et bel avenir. Pourvu que sa lanterne ne s’épuise pas en route d’ici 2017…

Mais revenons au dictionnaire : alternative, « obligation de choisir entre deux possibilités ».

Voilà qui est encore plus révélateur et détonnant. Il n’y a donc dans notre belle démocratie que deux partis qui peuvent postuler au gouvernement de la France. La confirmation en est faite dans les dernières lignes de l’interview. Pour le président de l’UMP – ou plutôt le candidat de 2017 -, il s’agit de ratisser au centre droit. Non, ce n’est pas Juppé qui lui a fait entendre raison ; il faut lire attentivement le message subliminal de la phrase qui exclut la girouette MoDem, toujours dans les faveurs de celui-ci. En revanche, on ne racole pas – plus – du côté le moins extrême du FN. Ce qui est dans la logique du discours nous révélant la vraie réalité du bipartisme français, l’opposant étant enfin nommé : le FNPS !

Ça résonne aux oreilles comme un petit plagiat poussif qui ne devrait pas faire grimper l’Audimat. Mais cela veut donner raison au message initial. Mélenchon, Laurent et Cosse sur la touche ne l’entendront sans doute pas ainsi.

D’ailleurs, pour échapper dans le même temps à l’antienne essoufflée de l’UMPS, retournée en boomerang pittoresque – sinon pitoyable – avec cette parodie, le grand parti de l’alternative unique sera rebaptisé dès les beaux jours revenus. Les communicants doivent bosser fort pour que le nouveau patronyme, slogan rassembleur et percutant, échappe aux détournements sémantiques des « non républicains ».

En réalité, la France de notre époque est tripartite. Il y a ces deux pachydermes fatigués et disqualifiés dans l’esprit exigeant d’un électorat à la mémoire vive, par les fausses promesses, renoncements et clientélisme de courte vue. Le carton rouge agité par celui resté pour l’instant sur la touche est en réalité pour eux deux ! Le troisième parti est celui, hétérogène mais large, des citoyens qui attendent une autre manière d’exercer un mandat politique. Il englobe les refuzniks blasés du bureau de vote, les porteurs offensifs d’un bulletin blanc et les ralliés d’opportunité au FN qui reste vierge – au plan national – de l’exercice du pouvoir et donc exempté des critiques précédentes. Mais l’expérience du pouvoir dans le même environnement traditionnel et ultra-médiatisé le conduirait vraisemblablement dans les mêmes vestiaires que les deux précédents. Et sans doute plus vite encore, la déception étant à la mesure d’une espérance excessive !

Il est un rassemblement qui pourrait alimenter, enfin, un parti neuf qui ferait son programme des recommandations combien réalistes et fondées d’experts échappant à la séduction mielleuse de sièges électoraux. Ce serait, avec la Cour des comptes si souvent entendue mais si peu écoutée, la fondation iFRAP et l’association Contribuables associés, entre autres.

Publié dans presse nationale

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