Projet de loi sur le renseignement : attention Big Brother Valls vous observe

Publié le par Denis PIGNOL

Projet de loi sur le renseignement : attention Big Brother Valls vous observe

Projet de loi sur le renseignement : attention Big Brother Valls vous observe

Lagauchematuer | Chaviro | Blogueur www.liberte-equité-fraternite | 14 avril 2015

Abou Bakr al-Baghdadi doit s’esclaffer de rire dans son trou à rat quelque part entre le Tigre et l’Euphrate, en entendant nos chères élites se gausser de l’avènement de la surveillance numérique pour tous.

Tiens, je pensais naïvement, que la révolution numérique visait le développement de l’éducation, de la médecine, et du bonheur de l’humanité.

Décidément, l’adage « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » se vérifie lors de chaque évolution technologique, à croire que chaque avancée scientifique majeure présente au Nobel, son Dr Jekyll et son Mr Hyde.

La fission de l’atome a déjà tué massivement, autant qu’elle a sauvé des vies. Les robots peintres de nos voitures ont préservé la santé d’ouvriers, tout en les précipitant dans les affres du chômage, et les pools de secrétaires dactylo des années cinquante ont tous été remplacé par un logiciel de Microsoft.

Notre gouvernement vallso-dépressif ne sait plus où il va…

Soudain, lui vint l’inspiration de créer l’Agence de Sécurité Nationale, l’ASN, anagramme de la NSA américaine, mais version baltringue, comme nos élites en ont le secret.

On va faire comme eux, mais en plus nul, surtout beaucoup moins sécurisé et énormément moins contextuel.

Ne nous y trompons pas, l’acte patriote de nos chers gouvernants, aura tous les défauts du « patriot act » à l’américaine, sans les avantages liés à la protection de la sécurité nationale.

Déjà, le patriot act à l’américaine fut une entorse grave au 1er amendement de la constitution américaine, d’où s’ensuivirent des exactions inacceptables pour les libertés individuelles, mais j’ai bien peur que nous subissions la double peine en France en Socialie.

Le gouvernement Valls risque d’utiliser les informations récoltées hors voie de toute juridiction, pour contrôler nos prises de positions. Ne nous leurrons pas, nous avons affaire à une police politique, sans l’ombre d’un doute, qui saura nous rappeler à l’ordre lorsqu’il le faudra. A leur habitude, ce sera les redressements fiscaux, déchéance d’opposants dans la fonction publique, emmerdement répétés pour les autres, lorsqu’on tire son idéologie de la Stasi, on en perd pas les habitudes.

Pour autant, rien n’indique que sous ce régime de baltringues, la police politique tambourinera à votre porte à 6 heures du matin. Ce sera probablement encore le laitier.

Al Bagdadi, rigole, vous disais-je, mais il grand temps de découvrir pourquoi.

Notre cher coupeur de têtes chrétiennes et destructeur des mémoires mésopotamiennes, éructe de joie en lisant la stratégie mise en place pour lutter contre son organisation.

Pour faire simple, si vous me lisez vous risquez gros. Un ordinateur utilisé comme une machine à écrire déconnecté de tous liens et ne recevant jamais une clé USB constitue l’arme absolue contre les attaques malveillantes ou les surveillances non moins bienveillantes.

Les spécialistes noient la simplicité dans un verbiage de complexité qui nuit à la compréhension. Nous habitons tous le monde, et avons une adresse où nous recevons nos colis, et nos courriers, la trame des livreurs et des facteurs constitue notre flux de livraison physique. L’internet, c’est pareil, sauf que les chemins peuvent être beaucoup plus tortueux, et que votre facteur peut être remplacé en cours de livraison, par un agresseur qui ressemblera comme deux gouttes d’eau à votre ami habituel de la Poste.

Si vous êtes malhonnête, vous pourrez toujours vous faire livrer par le dealer du coin, qui sera le seul à connaitre vous adresse à l’exclusion de tous les autres, vous passez vos commandes via Tor, et nul ne saura alors où vous résidez. Quand je dis malhonnête, peut-être serons-nous un jour obligés de communiquer via ce type de site qui vous situe à New York lorsque vous habitez à Agen pour éviter la police politique.

Votre adresse Internet s’appelle adresse IP (internet protocol), et définit la gestion des envoyeurs et des destinataires depuis les années 70. Rien de nouveau sous le soleil, sauf, une émergence faramineuse de services, mais les fondamentaux de l’internet restent proches de la tuyauterie. Nous pauvres cons, avons une adresse parfaitement identifiable par nos opérateurs, et récupérable sans trop de compétence par nos ennemies.

Une entreprise dès fois importante lambda essaye de brouiller la voie d’adressage vers son site et ses données sensibles, par la mise en place d’une DMZ ( zone démilitarisée en français), une notion bien compliquée qui signifie en fait la correspondance entre un plan d’adressage public, et un plan d’adressage privé (les serveurs informatiques internes de cette entreprises).

Il ne fait aucun doute que les serveurs informatiques des renseignements généraux français sont bien protégés, et nous pouvons supposer que l’encryptage des données sensibles est à la hauteur des enjeux de la sécurité nationale.

Pour autant, la loi « acte Patriote » qui n’a de patriote que le nom, crée une vulnérabilité sans précédent. En effet, les aspirateurs de données, mouchards, et autres systèmes d’écoutes, vont finir par constituer une base de données monstrueuse dans les data centres des services de renseignement.

Soit par dénonciation interne de type Snowden, soit par interception des données, ou encore par l’introduction d’un cheval de Troie dans le système informatique, des données cruciales nous concernant pourraient être dévoilées.

Les terroristes de l’EIL, ont démontré leur capacité à pénétrer un système pourtant réputé inviolable à TV5, mais ils avaient fait leurs classes sur des sites sensibles aux USA auparavant.

Les petites incrustations de leur message criminel sur le site de la mairie de Biarritz, venait probablement de France, l’attaque massive dans le système d’information de TV5, vient d’ailleurs, et nous aurons bien du mal à en découvrir l’origine.

Ne nous voilons pas la face, les terroristes de l’EIL auront de plus en plus d’informations sur nous à mesure que la surveillance gouvernementale montera en gamme. Jusqu’alors les recherches étaient cantonnées à leurs amis, demain en élargissant le spectre des recherches et des analyses, ils finiront par nous marquer d’une cible, car contrairement aux états unis où le phénomène est en fin de compte marginal, nous coexistons avec des ennemies de l’intérieur.

Plus les données collectées seront importantes, plus elles auront le risque d’être partagées.

Réflexion de bon sens, sauf pour les abrutis qui nous gouvernent.

Déjà les adresses de nos militaires impliqués dans la lutte contre EIL, sont connues, demain, nos adresses aussi ?

Publié dans presse nationale

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