Ne jamais se tromper sur les enjeux essentiels

Publié le par Denis PIGNOL

Ne jamais se tromper sur les enjeux essentiels

Ne jamais se tromper sur les enjeux essentiels

A certaines époques de notre histoire, il nous a fallu, avec force, nous affirmer pour ce que nous étions et voulions demeurer, face à des antagonismes qui souhaitaient nous annexer.

Boulevard Voltaire | Jean-Jacques Fifre | Retraité | 29-03-2015

À l’instant du second tour des élections départementales, il est intéressant de citer cette historiette en forme de parabole :

Un vieux professeur prit, un jour, un pot de verre et le remplit de balles de golf. Ses élèves furent convaincus que le pot était plein. Bien qu’il le fût, les balles bougeaient lorsque le pot était remué et jouissaient d’une relative liberté. Alors, il prit un sac de billes et il réussit à les glisser dans le pot. Chaque balle ou bille pouvait, néanmoins, encore rouler à peu près librement. Alors, le professeur se saisit d’un sac de sable qu’il versa dans le pot ; le pot fut, cette fois, vraiment plein. Sauf qu’à ce stade, les balles et les billes furent totalement enlisées, immobilisées, inertes, laissant aux seuls grains de sable le loisir de remuer à l’intérieur du pot.

C’est, au fait, exactement la métaphore de la situation de notre pays, rapportée par la description de monsieur Renaud Camus.

Si le pot est la France, nous sommes les balles de golf. Les billes sont les immigrés assimilés et les innombrables particules de sable sont les immigrés qui déferlent sans souci d’assimilation.

Ce que nous dit monsieur Camus, de façon éclatante de vérité, mais aussi ce que nous murmurent, à leur façon, messieurs Onfray, Houellebecq, Millet, Zemmour ou bien d’autres, c’est qu’aujourd’hui, les « balles » que nous sommes devraient avoir, comme principal souci, une vraie et indispensable réflexion préalable sur l’état de la nation. En effet, pour avoir le « loisir » de songer à l’économie, à l’écologie ou l’organisation de notre société, il nous faut d’abord préserver notre existence et notre liberté. Or, celles-ci ne peuvent subsister que dans la préservation de notre civilisation, la sauvegarde de notre culture et l’assurance que notre mode de vie soit protégé. Nous ne serions plus « Nous » si, menacés par une forme de colonisation subversive, nous devenions un autre. Contrairement à la pensée émolliente des faux grands esprits, « Je » n’est pas toujours un « autre ». Freud l’a incontestablement démontré.

Un quart des Français, en conscience ou par inadvertance chanceuse ou bienveillante, a su voir cette évidence. Les autres se disputent encore pour savoir si le libéralisme vaut mieux que le dirigisme économique ou si le modèle européen est adapté, ou non, aux enjeux de notre époque. Ceux-là ne regardent pas dans la bonne direction. Ils ont tort d’accuser les autres de racisme, au simple prétexte que ceux-ci se préoccupent du maintien du choix essentiel d’exister au lieu de disparaître, noyés dans le flot d’un remplacement qui se met en place sous les yeux de tous.

A certaines époques de notre histoire, il nous a fallu, avec force, nous affirmer pour ce que nous étions et voulions demeurer, face à des antagonismes qui souhaitaient nous annexer : un peuple libre, uni par quelques valeurs essentielles, fier de notre histoire commune et confiant dans l’expression d’un avenir patriotique solidaire. Il faut retrouver cet élan.

Publié dans presse nationale

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