Mosquées-cathédrales et temples du fast-food

Publié le par Denis PIGNOL

Mosquées-cathédrales et temples du fast-food

Mosquées-cathédrales et temples du fast-food

En plus d'être devenue laide, la France a également de nouveaux centres de gravité, autour de nouvelles valeurs et exigences.

Boulevard Voltaire | Christopher Lings | Directeur de publication du Bréviaire des patriotes | 10-04-2015

On parle beaucoup aujourd’hui, à raison du nombre croissant de fidèles, de la place des mosquées en France et de l’atteinte qu’elles portent à notre identité.

Sur cette terre chrétienne à l’identité marquée par des siècles d’Histoire et que le monde entier nous envie, une mosquée à l’architecture orientale dominant les alentours de ses imposants minarets pose problème, et cela se comprend.

Mais quand parlera-t-on, avec la même verve si caractéristique d’un peuple qui se meurt, de l’américanisation ô combien plus dévastatrice de nos contrées ?

Je vis en province, dans une terre encore assez préservée du changement de population. Ce Grand Remplacement, je le constate de loin, lors de mes allées et venues à Paris par exemple, et je le constate d’autant plus qu’il contraste avec ma campagne (encore) à l’abri de ce phénomène.

Tout ça pour dire que des mosquées, j’en croise peu, pour ne pas dire jamais. Mais il me suffit de prendre n’importe quelle route départementale pour voir défiler d’autres minarets, commerciaux ceux-là, érigés à la gloire de l’homme pressé qui n’a pas le temps de manger, encore moins celui de réfléchir à ce qu’il mange.

Ils défigurent nos paysages, remplacent les clochers du haut de leur enseigne illuminée. Avant, quand on arrivait en ville, on cherchait l’église pour s’orienter. Aujourd’hui, au détour d’un énième rond-point de zone industrielle ou commerciale, on cherche « le McDo », nouveau relais-étape qui ponctue nos itinéraires.

À l’ère des zones commerciales, des hangars et des grandes surfaces, en plus d’être devenue laide, la France a également de nouveaux centres de gravité, autour de nouvelles valeurs et exigences.

En ce début d’avril, le conseil municipal de Dolus-d’Oléron vient tout juste de refuser le permis de construire à un McDonald’s qui souhaitait s’implanter sur l’île. Pour justifier son refus, l’équipe a entre autres évoqué le fait de devoir trancher entre « deux systèmes parallèles […] avec leurs avantages et leurs inconvénients ».

D’un côté, le refus de défigurer l’île avec un fast-food en guise de verrue, le refus d’un modèle de société basé sur l’élevage intensif et l’agriculture industrielle. De l’autre, la possibilité de concéder ce petit écart au nom de la conjoncture. En effet, Philippe Villa, principal défenseur du projet (et dont la famille est propriétaire du terrain à vendre), a promis 70 emplois, dont 50 CDI. Mais le conseil municipal a tranché, bien décidé à refuser cette pomme empoisonnée et guidé, semble-t-il, par des principes supérieurs.

Malheureusement, cet épisode n’est que l’exception qui confirme la règle. Aujourd’hui, malgré l’indéniable réalité de l’islamisation, il ne nous faut jamais oublier qu’à l’ombre de chaque mosquée-cathédrale se dressent dix McDonald’s aussi remplis que les salles de prière, au grand dam de nos assiettes, de nos paysans… et de notre identité tout aussi menacée !

Publié dans presse nationale

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