Lutte contre le chômage ou contre le FN ? Les priorités de Manuel Valls

Publié le par Denis PIGNOL

Lutte contre le chômage ou contre le FN ? Les priorités de Manuel Valls

Lutte contre le chômage ou contre le FN ? Les priorités de Manuel Valls

Pour un Espagnol fraîchement naturalisé français, le cochon de votant aurait été en droit de s’attendre à d’autres priorités en matière de patriotisme.

Boulevard Voltaire | Nicolas Gauthier | Journaliste, écrivain | 28-03-2015

Laisse aller, Manu, c’est une valse… Impayable hidalgo de Matignon… Qui décidément ne sait plus quoi faire pour se rendre intéressant… Qui se ridiculise à l’Assemblée en insultant Marion Maréchal-Le Pen, la plus jeune députée jamais élue en France de toute l’histoire de la Cinquième République, devant une Ségolène Royal consternée face au tremblotant spectacle d’une main gauche agitée d’une invraisemblable danse de Saint-Guy…

Manuel Valls, en tournée à Fresnes, donc. Parti en croisade contre le Front national et à qui quelques journalistes ont l’outrecuidance de lui demander de commenter les forts mauvais chiffres du chômage, récemment tombés. Et qui rétorque : « Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faudra vous y habituer. » Fort bien.

Ainsi, la lutte contre le chômage n’a-t-elle manifestement rien d’une priorité gouvernementale. Car la priorité manifeste, ce sont ces élections départementales dont le but final devrait, tôt ou tard, consister en la disparition programmée de ces mêmes départements. Et, surtout, le péril lepéniste qui, comme chacun sait, menace de dévaster la planète. Après l’État islamique, l’État lepéniste, somme toute. À l’heure où tant de monde se veut plus ou moins Charlie ; Manuel Valls serait plutôt du genre Hara-Kiri.

La petite Marion, qui a la dent dure, en a profité pour balancer ce tweet lapidaire : « Manuel Valls ne sait pas faire deux choses à la fois… » Marcher tout en mâchant un chewing-gum ? Tel qu’on le disait jadis à propos du président américain Gerald Ford, qui passait son temps à se prendre les pieds dans les escaliers et les tapis… On refuse de le croire.

Décidément, les priorités de ce Premier ministre survolté et qui, malgré le fait qu’il puisse paraître branché en triphasé, n’a, semble-t-il, peut-être pas la lumière à tous les étages, ne cessent d’étonner, fût-ce le plus bienveillant des observateurs. D’où l’occasion de rappeler cette fracassante déclaration remontant au 17 juin 2011, alors qu’il se préparait déjà à devenir ministre de l’Intérieur, prononcée devant les représentants de Radio Judaïca Strasbourg : « Par ma femme, je suis lié de matière éternelle à la communauté juive et à Israël… »

Pour un Espagnol fraîchement naturalisé français, le cochon de votant aurait été en droit de s’attendre à d’autres priorités en matière de patriotisme. Alors, de deux choses l’une, et pour continuer de filer la métaphore électrifiée, ou le beau ténébreux a les fils qui se touchent, ou c’est le Front national qui le finance en cachette.

Publié dans presse nationale

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