Logement social : appliquons la préférence nationale pour l’attribution des HLM

Publié le par Denis PIGNOL

Logement social : appliquons la préférence nationale pour l’attribution des HLM

Logement social : appliquons la préférence nationale pour l’attribution des HLM

Lagauchematuer | Jean-Yves Le Gallou | Ancien député européen, essayiste | 9 avril 2015

Encore une fois, la Cour des comptes épingle la politique du logement social, notamment en région Ile de France. C’est même un véritable réquisitoire. Principal reproche : l’incohérence dans l’attribution des logements sociaux.

On découvre en effet que 47 % des locataires du parc social ont des revenus supérieurs au critère d’attribution des logements sociaux

Et en même temps, 36 % des locataires du parc privé sont en dessous de ce seuil, épingle le rapport. Comment peut-on se satisfaire de cette situation ? Les populations installées dans le logement social seraient elles comme propriétaires de leurs logements ? %

Le logement social serait une politique clientéliste

La politique du logement social en France, c’est un doux « mélange de désir émouvant et d’inévitable démagogie » comme aurait dit Malraux.

Pendant longtemps, les populations d’HLM étaient réputées voter à gauche. Aussi l’imposition d’un certain pourcentage de logements sociaux dans chaque commune a pour but d’assurer un certain « brassage » de la population.

Plus que de brassage, on pourrait presque parler de préférence étrangère !

Selon une étude récente de l’INSEE, un tiers des immigrés vit aujourd’hui dans un logement social. La proportion grimpe même à 46 % pour ceux qui viennent du Maghreb et du reste de l’Afrique, soit trois fois plus que pour les natifs (14 %).

C’est injuste, alors qu’ils perçoivent aussi plus d’allocations familiales que les autres !

La situation est-elle inextricable ?

D’une part, il faudrait appliquer une politique de préférence nationale. La solidarité française peut-elle ignorer les Français, en particulier ceux aux revenus modestes ?

D’autre part, il faut modifier les règles de gestion. La Cour des comptes propose des pistes. Les loyers devraient être modulés en fonction du revenu des locataires, et de leur patrimoine, et non plus en fonction d’un critère de situation à l’entrée dans le logement.

Enfin, remettre en cause la règle du « maintien dans les lieux ». A partir du moment où une famille accède à un logement social, elle le conserve autant d’années qu’elle le souhaite. On ne tient pas compte des changements de situations, et cela pénalise les plus nécessiteux.

Mais pour cela, il faut du courage pour mettre un coup de pied dans la fourmilière.

Publié dans presse nationale

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