Leurs médias et les nôtres

Publié le par Denis PIGNOL

Leurs médias et les nôtres

Leurs médias et les nôtres

J’ai eu l’honneur d’être invité à Radio Courtoisie au « Libre Journal de la Résistance française », en compagnie de Jean-Yves Le Gallou, Dominique Jamet et Laurent Wetzel. Personne n’a interrompu personne, et nul n’en a profité pour monopoliser outrageusement la parole.

Boulevard Voltaire | Pierre Cassen | Militant associatif et auteur | 14-03-2015

En 1938, Léon Trotski écrivait Leur morale et la nôtre, où il expliquait pourquoi la fin, forcément émancipatrice, justifiait tous les moyens.

Il serait intéressant de réfléchir à ce que serait, aujourd’hui, un livre intitulé Leurs médias et les nôtres. Comparer les médias du système, subventionnés à hauteur de plusieurs milliards tous les ans (aux Bobards d’or, Jean-Yves Le Gallou parlera de 10 milliards, en intégrant la publicité), et ce qu’on appelle les médias de réinformation qui ne peuvent exister que par la générosité des auditeurs ou lecteurs.

Première grande différence : sur un site comme Boulevard Voltaire, ou sur Radio Courtoisie, on y lit, écoute ou entend des intervenants qu’on n’entend pratiquement jamais sur les plateaux officiels.

Deuxième différence : la plupart du temps, ces invités, souvent d’une qualité qui n’a rien à envier aux experts autoproclamés du système, sont d’une grande humilité, et n’ont rien à voir avec la suffisance de divas, de type Patrick Cohen, Caroline Fourest ou Pascale Clark, sans oublier les Attali-BHL.

Troisième différence : on entend des personnes qui peuvent parler librement de l’immigration, de l’islam et de l’insécurité, voire de l’Union européenne… dans d’autres termes que le discours politiquement correct imposé sur les chaînes publiques ou privées.

Quatrième différence (et elle est capitale à mes yeux) : il y a un grand respect dans la tenue des débats. On est loin de ces jeux du cirque à la Ruquier, où on jette en pâture le « réac » de service qui, la plupart du temps, avec la complicité de l’animateur, ne peut pas dire trois mots sans se faire écharper par le cerbère de service.

J’ai le souvenir, il y a plusieurs années, d’un débat très désagréable, sur La Chaîne parlementaire, où j’étais, en compagnie de François d’Orcival, opposé à Razzy Hammadi, devenu député socialiste, et à Malek Chebel. Le premier glapissait dès que je prenais la parole, multipliant interruptions et vociférations.

Sur les médias de réinformation, le respect de l’autre, par contre, y est souvent remarquable.

J’ai eu l’honneur d’être invité, ce mercredi, à Radio Courtoisie, par Gérard Marin, au « Libre Journal de la Résistance française », en compagnie de Jean-Yves Le Gallou, de Dominique Jamet et de l’ancien maire de Sartrouville, Laurent Wetzel. Personne n’a interrompu personne, et nul n’en a profité pour monopoliser outrageusement la parole.

La bonhomie du présentateur, âgé par ailleurs de 87 ans, faisait le reste. Les désaccords étaient exprimés cordialement. À écouter le résultat, la qualité de l’émission n’en souffrait pas, loin de là. Chacun avait quelque chose à dire, et le ton n’était jamais ennuyeux.

Jean-Yves Le Gallou évoquait les Bobards d’or, qui s’étaient déroulés la veille. Détail intéressant : aucun média officiel n’avait relayé cette initiative, alors que l’ensemble de la réinfosphère l’avait largement médiatisée.

J’ai pu présenter les Assises pour la liberté d’expression, qui se dérouleront ce dimanche, à Rungis, salle Jean-Monnet, de 9 h 30 à 17 h 30, justement avec les interventions des responsables des trois sites mentionnés. Lors de cette initiative, des avocats expliqueront les nouvelles dispositions que compte prendre ce gouvernement, et les graves menaces qu’elles comportent pour la liberté de réinformer de nos médias alternatifs.

Là encore, pas un journal subventionné n’a parlé de cette initiative qui, en revanche, est reprise sur la plupart des sites de réinformation.

Décidément, il y a leurs médias… et les nôtres.

Publié dans presse nationale

Commenter cet article