Le rappeur dérape… il part faire la bombe chez Daesh !

Publié le par Denis PIGNOL

Le rappeur dérape… il part faire la bombe chez Daesh !

Le rappeur dérape… il part faire la bombe chez Daesh !

Quoi d’étonnant qu’un rappeur éructant sa haine du pays qui l’héberge, voire de « son » pays, se tourne vers le terrorisme islamiste ?

Boulevard Voltaire | Jacques Martinez | Journaliste | 28-03-2015

Quoi d’étonnant qu’un rappeur éructant sa haine du pays qui l’héberge, voire de « son » pays, se tourne vers le terrorisme islamiste ? Mais un rappeur dandy, propre sur lui, tel Emino aimant les filles et l’alcool, cela a surpris les Tunisiens.

Ancien de la Légion étrangère, le général Albaladéjo conseillait déjà en 2013 d’« agir en portant le fer là où apparaît un furoncle » avec, entre autres solutions : « Des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne. »

Admettons avec lui que des rappeurs n’y vont pas avec le dos de la… râpe lorsqu’ils évoquent les responsables – c’est-à-dire nous – de leurs « malheurs » ! Florilège de « vers » de rap, « vers » à l’image de ceux en ce beau fruit qu’est notre France :

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« Quand j’vois la France les jambes écartées j’ l’encule…
Les porcs sont à pendre.
Brûler leur sperme… Souder leurs chattes…
Ma carte d’identité avec laquelle je me suis torché.
Voir bientôt à l’Élysée des arabes et des noirs au pouvoir.
Mes troupes sont mobilisées…
Frères armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre.
Faut que Paris crame… Voir brûler Panam au napalm.
Attends-toi à plus d’un attentat… »

Et toutes ces belles paroles pour partisans du « vivre ensemble » ne datent pas du 11 janvier dernier, ni même de la création de « l’État » islamique ! Non, elles remontent aux premières années de notre siècle ! D’ailleurs, en 2010, 153 députés demandaient des poursuites judiciaires contre ces rappeurs pas amateurs, renommés ! Mais, bien que l’avènement de M. Hollande ne faisait encore l’objet d’aucun augure des pythies, les autorités d’alors n’ont écouté ni la révolte ni l’inquiétude de ces élus. Peut-être pour ne pas, à l’époque, avoir l’air d’être trop à… droite et déplaire à la nomenklatura des bien-pensants qui ne voient, dans ces paroles, que douce poésie… Pour eux, la haine n’est que d’un côté, jamais de l’autre.

Qu’un rappeur dérape en rejoignant l’État islamique, cela ne doit donc pas étonner, d’autant que c’est la stratégie de cette organisation : enrôler des gens connus pour se faire de la pub. Tel l’Allemand Deso Dogg devenu Abou en 2010. Dans sa dernière vidéo diffusée de Syrie, il se réjouissait : « Notre devoir est d’aller à la guerre ! » Il ne s’est pas réjoui longtemps : peu après, début 2014, il mourait lors d’un… attentat-suicide.

Pour Emino, 24 ans, ses fans tunisiens ont été plus étonnés : ses fringues, ses conquêtes féminines, ses flots d’alcool et de drogue n’annonçaient nullement sa conversion à un islam dur. Explication, selon certains : en 2003, son premier album – intitulé… Moujehidine – est interdit puis, malgré le gros succès de son second album en 2009, c’est en 2012 la prison pour consommation de cannabis. Et, refrain connu, c’est en prison qu’il adhère aux thèses extrémistes… Fini pour lui son goût pour l’alcool, la drogue… Quant aux fringues et aux filles, qu’il prenne garde à la ceinture que vont lui offrir ses nouveaux amis, surtout si c’est un modèle… dernier cri !

Publié dans presse nationale

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