Le quartier du Petit Bard à Montpellier, entre ghetto ethnique et mixité destructrice

Publié le par Denis PIGNOL

Le quartier du Petit Bard à Montpellier, entre ghetto ethnique et mixité destructrice

Le quartier du Petit Bard à Montpellier, entre ghetto ethnique et mixité destructrice

Pour nos dirigeants qui veulent vraiment agir sur le long terme, il n'y a d'autre solution que de remettre en cause la pensée dominante en ce qui concerne l'immigration.

Boulevard Voltaire | Jordi Vives | Journaliste | 13-05-2015

Depuis quelques semaines, les parents d’élèves des écoles du quartier du Petit Bard à Montpellier manifestent leur colère. Ils réclament plus de mixité : mixité scolaire, sociale mais également ethnique. Il faut dire que le quartier reflète mal le « multiculturalisme » et le « vivre ensemble » avec une population très homogène. Nul besoin de « fichage » pour s’en rendre compte, il suffit d’aller à la sortie des écoles du quartier pour s’apercevoir que l’on doit être proche des 95 %, voire 100 % d’élèves « arabo-musulmans » (selon la terminologie admise, puisque celle employée par la fondation Jean-Jaurès) et que les seuls « blancs » dans ces établissements sont les enseignants. Dans ce quartier, le Grand Remplacement de Renaud Camus n’est pas en cours, il est déjà terminé.

Face à cette situation de ghetto ethnique, faut-il pour autant promouvoir la mixité ? Faut-il ouvrir le quartier vers le reste de la ville en envoyant notamment les enfants du Petit Bard dans les autres écoles de Montpellier comme le réclament les parents d’élèves ? Pour y répondre, il faut absolument se pencher sur les cas similaires qu’il y a eu à Montpellier et dans la région.

Car oui, le phénomène de ghettoïsation n’est pas nouveau à Montpellier et dans la France en général. Prenons ainsi le cas du quartier de La Paillade. La construction de la ligne 1 de tram reliant le quartier au centre-ville de Montpellier a eu pour conséquence directe la rapide dégradation du quartier de la gare. Désormais, les dealers étaient, grâce au tram, au cœur de la ville sans que, pour autant, la situation s’améliore à La Paillade. Autre exemple : l’initiative de mettre la ligne de train Nîmes/Le Grau-du-Roi à 1 € l’été afin de permettre aux « jeunes » d’aller à la plage a eu des conséquences inattendues avec l’explosion des vols et agressions dans les commerces de la station balnéaire au point que certains commerçants ont choisi de fermer leur boutique à l’arrivée des trains.

Le choix de promouvoir la mixité sociale et, disons-le, ethnique n’est pas récent. Depuis des années, les politiciens locaux ont eu l’intelligence de disperser les populations maghrébines des quartiers « sensibles » de Montpellier et Nîmes vers les petites villes et villages de la région. Les conséquences ont été douloureuses avec l’apparition de trafics en tous genres et l’explosion du repli communautaire. L’exemple le plus célèbre restant, bien entendu, Lunel, qui est depuis devenue une place importante du trafic de drogue, d’armes et du djihadisme international. Et on s’étonne que, dans tous ces villages autrefois socialo-communistes, le vote Front national atteigne des records.

Il y a peu de chance que des initiatives pour promouvoir la mixité dans le quartier du Petit Bard aboutissent à des résultats plus positifs. Si l’Éducation nationale venait à modifier la carte scolaire afin de permettre aux enfants du quartier d’aller dans d’autres écoles, comme le souhaitent les parents, il y a fort à parier que cela entraînerait d’importantes difficultés pour ces établissements sans pour autant résoudre le problème de fond.

Alors que faire ? Il n’y a pas de solutions miracles et le problème de quartiers comme celui du Petit Bard à Montpellier ne sera pas résolu par quelques initiatives sans lendemain. Tout au mieux celles-ci permettront d’apaiser les populations pendant un temps (celui des élections régionales, par exemple), mais pour nos dirigeants qui veulent vraiment agir sur le long terme, il n’y a d’autre solution que de remettre en cause la pensée dominante en ce qui concerne l’immigration.

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