Le PS lancera une enquête parlementaire sur le financement du FN… juste avant les régionales !

Publié le par Denis PIGNOL

Le PS lancera une enquête parlementaire sur le financement du FN… juste avant les régionales !

Le PS lancera une enquête parlementaire sur le financement du FN… juste avant les régionales !

Aussi désinhibé que ses ministres socialistes en Dior et Louboutin déambulant crânement sur le tapis rouge de Cannes le week-end dernier, le Parti socialiste affiche clairement son objectif.

Boulevard Voltaire | Anne-Sophie Désir | Juriste | 20-05-2015

Le PS a décidé de lancer une enquête parlementaire sur le financement du FN à l’automne prochain. Aussi désinhibé que ses ministres socialistes en Dior et Louboutin déambulant crânement sur le tapis rouge de Cannes le week-end dernier, le Parti socialiste affiche clairement son objectif : « Marquer négativement l’entrée en précampagne présidentielle de Marine Le Pen », selon les confidences accordées à Europe 1 par des responsables dudit parti.

On avait connu monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, on s’aperçoit qu’un mouvement politique aux manettes du pouvoir peut sciemment détourner les institutions dans le but de nuire à un rival politique !

Il est impossible de se soustraire à une commission d’enquête parlementaire et les représentants frontistes auront donc l’obligation de se livrer à des auditions publiques en pleine campagne électorale. Voilà qui devrait assurer l’animation sous forme de feuilletons à répétition durant toute la campagne des régionales. Car, soucieux d’y voir plus clair sur le financement de son principal concurrent, le Parti socialiste met sa patience à « rude épreuve » en attendant l’automne pour lancer la procédure… Curieux mais à bon escient.

Le financement du FN peut bien attendre : ce qui compte, c’est le focus médiatique (et l’on sait le média complaisant) qui saura profiter de l’aubaine pour distiller le poison du doute dans l’esprit de la ménagère devant son Journal de 20 heures.

La même ménagère, qui assimile maintenant l’image du maire de Béziers à celle des fichiers d’élèves car, après la cabale médiatique, point de fanfare pour l’informer de la décision finale du tribunal administratif et de la relaxe.

Ce qui compte, dans le processus de démolition politico-médiatique, c’est le point de départ, l’enfumage et sa mise en scène.

Contrairement à la légitime défense, la riposte n’est jamais équivalente à l’attaque. Et on laisse sur le bas-côté la vérité. D’ailleurs, la vérité, on s’en fout.

Avec un peu d’imagination au service de mauvaises intentions, on peut imaginer le nombre de procédures judiciaires déjà entamées ces derniers mois dans le seul but d’inverser les tendances des sondages… De là à penser que monsieur hollande aurait pris des cours accélérés de déstabilisation des partis opposants durant son séjour à Cuba, il n’y a qu’un pas. Et un pas de géant.

Désinhibé et décomplexé, ce Parti socialiste qui veut jouer les vierges susceptibles de devenir effarouchées sur la question délicate du financement des partis politiques : pour un peu, on en rirait jaune ! Foi de Cahuzac !

Comme d’une commission d’enquête qui pourrait être présidée par Thomas Thévenoud tout juste remis de sa phobie administrative ; comme après une chute de cheval, il faut s’y remettre tout de suite. La honte sera pour plus tard.

« Le supplice est prévu pour durer jusqu’à 6 mois », explique un responsable du Parti socialiste sur Europe 1. Jusqu’à ce que mort s’ensuive ? L’intention de nuire est donc caractérisée. Proclamée par ondes interposées. L’affaire est médiatisée avant qu’un semblant de vérité n’ait vu le jour. Ce n’est d’ailleurs pas l’objet. Au royaume de l’opprobre jetée par anticipation, la manœuvre consiste à nuire à l’adversaire politique en détournant les institutions de la République.

À défaut de programme politique, le PS fait de la politique. Avec la hardiesse de ceux qui se savent à l’abri d’un retour de vérité. Aux urnes, citoyens !

Publié dans presse nationale

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