Le néo-négationnisme en temps réel du génocide chrétien – au nom de la Shoah

Publié le par Denis PIGNOL

Le néo-négationnisme en temps réel du génocide chrétien – au nom de la Shoah

Un génocide est en cours, appuyé sur une théorie du génocide, basée sur une partie des textes sacrés de l’islam : le génocide des chrétiens d’Orient. Certains ne veulent pas que le public occidental le comprenne.

Boulevard Voltaire | Elise Elisseievna | Auteur, militante féministe | 20-04-2015

« “Nous sommes venus pour tuer et nous faire tuer.” C’est ce qu’ils criaient », raconte une femme, rescapée du massacre de l’université de Garissa au Kenya (RFI, 4/4/2015).

Les chebab criaient donc la parole du dieu de Mahomet : « Le musulman tue et il est tué », Coran, sourate 9. Cette parole est enseignée à des enfants ici en France.

Un génocide est en cours, appuyé sur une théorie du génocide, basée sur une partie des textes sacrés de l’islam : le génocide des chrétiens d’Orient. Certains ne veulent pas que le public occidental le comprenne. Et par une forme de cynisme insupportable, c’est au nom de la Shoah que ces « néo-négationnistes » nient ou occultent le génocide en cours des chrétiens d’Orient, et le projet de génocide des juifs du monde entier, voulus par les musulmans les plus proches de la pensée de Mahomet.

Au nom de la Shoah, ils persécutent les donneurs d’alerte, s’alarmant des livres musulmans où des propos similaires à ceux de Mein Kampf sont tenus.

Au nom du devoir de mémoire, ils persécutent ceux et celles qui effectuent réellement ce devoir, en tirant les enseignements de l’histoire, devant le retour de discours et de politiques génocidaires.

Leur seul argument est que parler de ces faits actuels pourrait être compris comme une incitation à haïr les personnes « musulmanes ».

Leur principale démonstration de cet argument consiste à affirmer qu’il y aurait une ressemblance entre la critique faite du Talmud avant la Seconde Guerre mondiale et la critique actuelle des textes sacrés de l’islam. Attaquer le judaïsme aurait causé la Shoah, attaquer l’islam causerait l’extermination de la Oumma.

L’argument ne résiste notamment pas à l’étude de l’histoire de l’Église catholique : tout en contestant le judaïsme d’après Jésus, les papes ont toujours condamné les pogroms et protégé les juifs (cf. le livre d’Alexandre del Valle Le complexe occidental). La haine antijuive des pogromistes ou d’un Hitler avait d’autres causes, dont la plus essentielle est simplement l’idée que la haine envers des personnes serait légitime. Or, elle ne l’est jamais.

Le silence n’a aucunement de raison d’être, le silence est coupable. Plus coupables encore sont les persécutions par les néo-négationnistes des donneurs d’alerte parlant de ces faits. On peut raisonnablement estimer que la conséquence de ces persécutions, de ces réductions au silence, est de faciliter la réalisation des projets des génocidaires. Étant donné cette conséquence, le néo-négationnisme peut être classé parmi les modes de « collaboration avec un ennemi » génocidaire.

Publié dans presse nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article