La Turquie ne participera pas aux combats en Irak contre l'EI

Publié le par Denis PIGNOL

Les forces irakiennes tentent de reprendre la ville stratégique de Tikrit au groupe État islamique. © STR / EPA / MAXPPP
Les forces irakiennes tentent de reprendre la ville stratégique de Tikrit au groupe État islamique. © STR / EPA / MAXPPP

La Turquie ne participera pas aux combats en Irak contre l'EI

Le Point - Publié le 05/03/2015 à 10:59

Ankara concourt à la coalition internationale anti-djihadiste en envoyant du matériel militaire aux forces armées irakiennes qui tentent de reprendre Tikrit.

La Turquie ne participera pas aux combats contre le groupe État islamique (EI) en Irak mais soutiendra l'administration de ce pays dans sa lutte contre les djihadistes, a déclaré son Premier ministre Ahmet Davutoglu, cité jeudi par la presse. "La Turquie ne sera pas partie prenante à un conflit armé en Irak ou en Syrie. Nous soutiendrons l'offensive à Mossoul (Irak) mais nous n'entrerons pas directement dans les combats", a dit M. Davutoglu aux journalistes qui l'accompagnaient à New York pour des entretiens avec les milieux financiers.

Envoi de matériel militaire en Irak

La Turquie a envoyé mardi en Irak du matériel militaire destiné aux forces irakiennes qui tentent de reprendre la ville stratégique de Tikrit au groupe État islamique (EI), première participation concrète à la coalition internationale anti-djihadiste. Selon une source militaire à Ankara, ce matériel ne comprend pas d'armes.

Le chef du gouvernement islamo-conservateur turc a également souligné que son pays souhaitait que "le risque diminue à sa frontière" avec l'Irak et la Syrie, dont les djihadistes tiennent d'importantes zones depuis l'été dernier. "Nous ne voulons pas de menace terroriste à nos frontières", a insisté M. Davutoglu. La Turquie a été longtemps critiquée pour son soutien aux groupes rebelles les plus radicaux en guerre contre le régime du président syrien Bachar el-Assad, sa bête noire. Elle a également refusé d'intervenir militairement pour soutenir les forces kurdes qui ont repris le contrôle en janvier de la ville frontalière syrienne de Kobané assiégée par les combattants du groupe EI.

Assistance logistique

Il y a deux semaines, Ankara a rapatrié ses soldats qui gardaient un mausolée ottoman en territoire syrien, menacé par l'EI, et semble depuis avoir opté pour une participation plus active aux opérations militaires contre les djihadistes. Son ministre de la Défense Ismet Yilmaz, en visite mercredi à Bagdad, a confirmé que la Turquie offrirait une assistance logistique et de renseignements aux forces irakiennes. "La Turquie est aux côtés de l'Irak [...], elle est prête à tout soutien logistique et en matière de renseignements", a-t-il assuré.

Publié dans presse nationale

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