L’ineptie de la parité en politique

Publié le par Denis PIGNOL

L’ineptie de la parité en politique

L’ineptie de la parité en politique

Dimanche, pour la première fois dans l'histoire de la France, les électeurs vont devoir élire des couples homme-femme pour les représenter dans les instances départementales.

Boulevard Voltaire | Floris de Bonneville | Journaliste | 20-03-2015

Dimanche, pour la première fois dans l’histoire de la France, les électeurs vont devoir élire des couples homme-femme pour les représenter dans les instances départementales. La parité. Un homme, une femme. Une femme, un homme. Alors que les mariages gay sont désormais autorisés, voire encouragés, la loi fait obligation aux candidats de se présenter en binôme sexué. Ce qui donne parfois des affiches dignes de Jacques Tati, tant les personnages sont caractéristiques de la France profonde. Et parfois aussi une exception visuelle comme à Audincourt, Yassine Bouchtaoui, candidat de la diversité du Parti Égalité-Justice, qui s’affiche tout seul, sans son alter ego féminin Nora Guettouche.

Loi féministe qui date de l’an 2000, renforcée le 4 août 2014, qui donne à madame autant de pouvoir qu’à monsieur dans les sphères privée, professionnelle et publique, obligation est donc faite à la femme de se présenter à une élection avec un homme. Le gender n’a pas encore sévi, mais cela ne saurait tarder bien sûr, on l’a déjà vu dans la chansonnette, au dernier concours de l’Eurovision. Attendez-vous avant la fin de ce quinquennat insipide à ce que l’on vous impose – au nom de la sainte religion laïque – la parité religieuse. Un chrétien en binôme avec un musulman, par exemple. N’est-il pas absurde de contraindre, par une loi, une femme à présenter sa candidature parce qu’elle est une femme ? Vouloir à tout prix un nombre égal de femmes et d’hommes n’est-il pas contre-nature ? D’autant plus que nous avons, en France, un déficit d’hommes de plus de deux millions.

Dans ce cas de surproduction de la gent féminine, pourquoi limiter à 50 % le nombre de femmes élues ? Et si 55 % de femmes l’étaient, que faire ?

Pourrait-on contraindre un homme à remplacer sa femme devant les fourneaux comme semble l’exiger la loi sur la parité homme-femme ? Doit-on nommer président d’une entreprise une présidente parce que madame est née madame ? Et comment faire respecter la parité chez les chômeurs ? Etc. La loi saurait-elle imposer des mesures aussi coercitives alors que la société n’est pas ainsi faite depuis Adam et Ève qui, chacun, avait sa place devant le pommier du péché ? La femme serait-elle à ce point discriminée ? Oui, elle l’est bien sûr dans certains milieux défavorisés, et par charia interposée dans les populations qui pratiquent l’islam. Elle l’est dans l’échelle des salaires, et c’est là où la loi devrait être inflexible en imposant aux employeurs l’égalité de salaires entre employés et employées.

Mais imposer la parité en politique reste une ineptie digne de nos politiciens qui pensent ainsi flatter l’électorat féminin. Manuel Valls, en traitant le FN de sexiste, a tout simplement oublié que ce parti est dirigé par une femme, et que ses deux uniques députés sont un homme et une femme, par le seul hasard des élections et non de par la loi.

Publié dans presse nationale

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