L’Arabie saoudite manque de bourreaux. La France doit faire un geste.

Publié le par Denis PIGNOL

L’Arabie saoudite manque de bourreaux. La France doit faire un geste.

L’Arabie saoudite manque de bourreaux. La France doit faire un geste.

"Recherche bourreaux. Trancheurs de têtes, mains, pieds, etc. Débutants acceptés." Telle est, à peu de chose près, la petite annonce publiée mardi par le gouvernement saoudien.

Boulevard Voltaire | Jany Leroy | Auteur pour la télévision | 21-05-2015

« Recherche bourreaux. Trancheurs de têtes, mains, pieds, etc. Débutants acceptés. » Telle est, à peu de chose près, la petite annonce publiée mardi par le gouvernement saoudien. Avec seulement quatre employés dévolus à cette tâche, les autorités ne peuvent plus faire face à la demande. 90 exécutions en 2014. Déjà 44 condamnés en 2015 alors que nous n’avons même pas atteint la fin de l’année. Trop c’est trop. Le bourreau saoudien ne sait plus où donner de la tête !

En visite officielle dans ce beau pays, François Hollande n’a pas songé à apporter une ou deux guillotines. C’eût été un cadeau judicieux. Le petit geste qui fait plaisir. En guise de présent, symbole de la France éternelle, une jolie guillotine bien enrubannée eût impressionné le dignitaire en robe de chambre. Et tous ces jeunes de banlieue prêts à partir trancher tout ce qui bouge en Syrie ? Et dont on ne sait que faire… Pourquoi ne pas les orienter vers l’Arabie saoudite ? Il serait pourtant aisé d’allier développement de carrière et opportunisme diplomatique.

Mais attention, il n’y en aura pas pour tout le monde. Le gouvernement local recherche seulement huit bourreaux. Pas un de plus, pas un de moins. Trouver huit candidats dévorés par la vocation serait un jeu d’enfant.

Le droit-de-l’hommisme à géométrie variable atteint, ici, une altitude qu’il sera désormais difficile de dépasser. Nous frôlons le chef-d’œuvre. Manque peut-être au palmarès de François Hollande une petite visite de courtoisie à Marc Dutroux ? Un voyage officiel dans la geôle de Michel Fourniret… Allez… Encore un effort. L’humaniste de gauche est friand de ce genre d’attraction.

En revanche, le génie de l’Élysée n’a pas jugé utile de se déplacer aux cérémonies russes commémorant la victoire sur l’Allemagne nazie. À cela, deux explications : 1) les nazis étaient sympas ; 2) Poutine ne fait exécuter aucun prisonnier. Sur ce point, Hollande a été très clair. « Que Poutine engage quelques bourreaux et je reconsidérerai la situation ». À moins de trois bourreaux, Hollande ne se déplace pas. Les quotas sont précis, le CSA intraitable. Les droits de l’homme cruel doivent, eux aussi, être défendus. Tous unis derrière les raclures et les salopards, le slogan pour 2017 se dessine.

Publié dans presse nationale

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