Je suis Français

Publié le par Denis PIGNOL

Je suis Français

Je suis Français

lagauchematuer | Chaviro | Blogueur www.liberte-equité-fraternite | 5 avril 2015

Depuis le mois de janvier, et les attentats dramatiques qui ont endeuillés la France, et les répliques danoises, tunisiennes, et kenyanes, le mot d’ordre universaliste présidant à toute cérémonie protocolaire d’hommage aux victimes s’écrit en trois mots « je suis Charlie, je suis danois, je suis tunisien, je suis Kenyan », comme l’exutoire des failles et trahisons de nos dirigeants qui estiment qu’en perpétuant les retransmissions radiophoniques et télévisuelles d’ un slogan marketing, ils finiront par s’absoudre de leur responsabilité face au peuple.

L’époque n’est plus à la prise de responsabilité, mais à la propagande et le « je suis » devient le message d’une campagne publicitaire déclinable à l’infini pour célébrer les renoncements et les faillites. Le « je suis » devient l’excuse ultime, et la tentative de coordonner les cœurs battants dans les défaites.

Nos illustres anciens, n’y avaient pas pensé, mais un « je suis Waterloo ou je suis Vichy » aurait peut-être galvanisé le peuple dans la défaite. Goebbels, pourtant grand artisan de l’art publicitaire avant l’heure, n’aurait pas imaginé un tel message lapidaire, succinct, et aussi puissant sur les masses populaires. Nous découvrons, aujourd’hui, qu’un message « je suis Berlin », aurait peut-être changé le sort d’Hitler, tapi dans son bunker avant l’arrivée des chars russes.

Le « je suis Charlie » est devenu l’admirable exégèse du « je suis français et même si je n’ai jamais lu Charlie Hebdo, je soutiens ce journal dans le drame qui a touché ses journalistes, quand bien même je ne le lis jamais et pense que mon gouvernement, par son laxisme a rendu cet attentat possible »…. Non, Non « je suis Charlie », ça le fait plus quand même.

Trois mots, un message, 17 morts des questions, mais l’heure n’est pas à l’interrogation, mais à l’affirmation politique. Un échec se révèle comme tel, à moins qu’il n’ait reçu l’antidote de son affirmation contraire. Les chirurgiens socialistes sont passés maîtres dans l’art de vous couper les membres parce qu’ils estiment en grands mandarins, qu’ils ne vous servaient à rien.

Les bras et jambes coupés, nos troncs régalent le cynisme des socialos, à force de réduire nos capacités d’emphase, et nos effets de manche, ils réduisent nos têtes pour en faire les porte-clés miséreux de leur incapacité à ouvrir les serrures de l’intelligence et de l’émancipation humaine.

Ces laborantins de l’extrême, ont cette faculté inouïe de nous transformer en bonobos, et de nous infliger des messages même pas subliminaux, pour nous convertir en vaillant soldats de nos défaites passées et futures.

L’homme tronc sera l’homme de demain, mi humain, à peine bonobos mais très con.

Victime des anaphores, et des slogans, le socialo erectus ne s’élève que dans la défaite, et se cache au fond de sa couche au moindre tressaillement politique. Socialo bonobo, victime lui aussi des expériences des Mister Hyde de notre gouvernement, il saute de branche en branche, de bonobo en bonobo, en chutant de Charybde en Scylla, pour finalement se fendre d’une femelle ou d’un mâle opportunément dans un tourbillon sexuel étonnant, sans oublier de se fourvoyer dans les galimatias fétides propres au singes savants, qui n’ont en réalité aucune leçon à donner à personne.

Etre ou ne pas être disait Shakespeare, il ne s’imaginait certainement pas à l’époque que de jeunes incultes allaient plusieurs siècles plus tard, utiliser sa formule philosophique empreinte d’existentialisme, en slogan publicitaire.

Je suis, comme la négation de nous sommes, finissent de fonder un individualisme forcené qui loin de réunir les hommes dans les défis à venir, crée les hologrammes humain de nos défaites futures, intouchables, sur d’eux, ne représentant qu’une image livrée au peuple.

Je pensais le clone humain objet de science-fiction, je m’aperçois malheureusement qu’il existe, et que loin de se nourrir de choses célestes, il s’empiffre de résumés abjectes de la pensée humaine.

Le temps long est devenu le temps con. Le « je suis x » reste à jamais la variable d’un programme informatique qui n’a pas fini de transformer le X en chapelet de misère et de défaite.

Publié dans presse nationale

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Pieds Noirs 9A 06/04/2015 10:02

Un petit billet d'une société d'anti France ..

http://courtimpression.eklablog.com/les-endormies-et-profiteurs-du-systeme-a115274260