Financement illégal au FN : l’étau se resserre-t-il autour de Marine Le Pen ?

Publié le par Denis PIGNOL

Le Monde révèle le 9 avril que Marine Le Pen et deux de ses proches sont dans le viseur des juges dans le cadre de l'enquête sur le financement illégal présumé du FN.Photo : MIGUEL MEDINA / AFP
Le Monde révèle le 9 avril que Marine Le Pen et deux de ses proches sont dans le viseur des juges dans le cadre de l'enquête sur le financement illégal présumé du FN.Photo : MIGUEL MEDINA / AFP

Financement illégal au FN : l’étau se resserre-t-il autour de Marine Le Pen ?

metronews | 10-04-2015 16:05

Selon les informations du quotidien "Le Monde", la présidente du parti frontiste, ainsi que deux élus FN, sont dans le viseur de la justice dans l’enquête sur le financement illégal présumé du Front national.

Après la confrontation directe avec son père en début de semaine, la confrontation avec la justice ? Selon Le Monde, qui s’en fait l’écho depuis jeudi 9 avril, Marine Le Pen et deux de ses proches, David Rachline, sénateur du Var et maire de Fréjus, ainsi que Nicolas Bay, député européen et secrétaire général du FN sont dans le collimateur des juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi dans le cadre de l'enquête sur le financement illégal présumé du FN.

Ouverte en avril 2014, l’enquête porte sur la mise en place de montages frauduleux présumés afin de financer illégalement les campagnes électorales des candidats du parti d’extrême droite aux élections cantonales de 2011, des élections législatives de 2012 et de l’élection présidentielle de 2012 pour laquelle Marine Le Pen était candidate. Notamment au travers de l’agence de communication Riwal, créée en 1995 et dirigée par un proche de la présidente du FN, et le micro parti de Marine Le Pen, Jeanne, créé à l’automne 2010 pour l’aider financièrement à succéder à son père, principal pourvoyeur du FN.

Trois mises en examen depuis janvier 2015

Depuis janvier, trois mises en examen ont déjà été prononcées par les juges à l’encontre des proches du FN. D’abord mis en examen pour faux et usage de faux,abus de biens sociaux et blanchiment le 23 janvier, Frédéric Chatillon, patron de la principale société prestataire du Front national, Riwal, a été à nouveau mis en examen pour financement illégal jeudi 9 avril.

Deux semaines après la mise en examen pour escroqueries d’Axel Loustau, trésorier de Jeanne depuis mars 2012, ancien du GUD, et actionnaire de la société Riwal au moins jusqu’en octobre 2013. Au cœur de ce système frauduleux, renommé "système Le Pen", il leur est notamment reproché la surfacturation aux candidats FN de "kits de campagnes" afin de faire grossir la cagnotte de la présidentielle de 2017, ou encore la mise en place d’emplois fictifs. Nicolas Bay, David Rachline et Marine Le Pen devraient prochainement être entendus par les juges sur ces soupçons.

Publié dans presse nationale

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