Directeur d’école soupçonné de viol : quand le laxisme de la justice rejoint l’incompétence de l’Éducation nationale

Publié le par Denis PIGNOL

Directeur d’école soupçonné de viol : quand le laxisme de la justice rejoint l’incompétence de l’Éducation nationale

Directeur d’école soupçonné de viol : quand le laxisme de la justice rejoint l’incompétence de l’Éducation nationale

La justice française est ainsi faite : des photos comparant un ministre à un animal sont punies de neuf mois de prison ferme, des photos pédopornographiques de six mois avec sursis.

Boulevard Voltaire | Gabrielle Cluzel | Ecrivain, journaliste | 25-03-2015
Le directeur d’une école de l’Isère a été placé en garde à vue lundi matin.

Quand le laxisme de la justice rencontre l’incompétence de l’Éducation nationale, le résultat est explosif, et les deux institutions se renvoient tour à tour l’affaire comme une grenade dégoupillée. Et au milieu de cet imbroglio de responsabilités partagées, deux petites filles de six ans et demi, violées au cours d’une « semaine du goût » (sic) très spéciale, et sans doute, encore, d’autres enfants.

Les gendarmes ont trouvé, chez ce directeur nouvellement nommé, des photos et un film à caractère « pédopornographique ». Instituteur depuis 2001, il avait déjà été condamné en 2008, pour recel d’images du même genre, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. Mais aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée. Selon la présidente de l’Union syndicale des magistrats, tout est normal : « Il s’agit d’une peine complémentaire qui n’a rien d’automatique » car « la consultation d’images n’entraîne pas automatiquement un passage à l’acte ».

Pas « automatiquement »… mais donc « parfois » ? Et « parfois », n’est-ce pas encore affreusement « trop » ? Mais quid de cet outil dont nos gouvernants raffolent tant, qu’ils dégainent à l’envi pour les toutes petites choses dérisoires, qu’on appelle « le principe de précaution » et qui vise, précisément, à anéantir le « parfois » : dans les écoles primaires, plus de chaîne ni d’écharpe autour du cou, à cause des étranglements ; plus de gâteau fait maison, à cause des intoxications alimentaires ; plus de Mercurochrome après une chute dans la cour, à cause des allergies… mais des maîtres condamnés pour pédophilie ?

L’inspectrice d’académie, nous explique-t-on, ne « savait pas », elle n’est donc pas responsable. Mais attendu qu’il est peu probable qu’un tel homme claironne lui-même ses perversions lors de l’entretien d’embauche – « Mes hobbies, dites-vous ? Eh bien, je suis assez cinéphile, et puis un peu pédophile à mes heures » – n’aurait-elle pas dû… vérifier ?

Elle n’y était pas tenue. La vérification du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) n’est faite qu’une seule fois par l’Éducation nationale, au moment du recrutement initial, pas à chaque changement d’école. L’homme n’a été condamné que sept ans après son intégration, personne n’a donc rien remarqué. Diantre ! Si la nomination d’un directeur d’école fait l’objet d’un tel soin, on imagine avec quelle vigilance ont été recrutés en masse et dans l’urgence les « animateurs » indispensables à la réforme des rythmes scolaires.

Puis le monsieur n’avait fait l’objet que d’une condamnation « avec sursis », donc la mention sur le bulletin B2 du casier judiciaire avait été effacée. Car la justice française est ainsi faite : des photos comparant un ministre à un animal sont punies de neuf mois de prison ferme, des photos pédopornographiques de six mois avec sursis.

On pourrait aussi, en regardant plus loin, se demander si de « semaine du goût » en « exposition du zizi sexuel », l’école de 2015 n’offre pas un cadre « flou » bien plus propice à tous les comportements déviants que celle qui ne comportait naguère que d’austères cours de maths ou de français, parfaitement codifiés, devant un tableau noir. Mais il y aurait, dans ce cas, tellement à dire que l’on préfère s’arrêter là.

Publié dans presse nationale

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Papa- Falco 25/03/2015 19:17

Le pire c’est qu’il ne sera pas condamné avec la sévérité requise et il est même possible que ce démon puisse récidiver d’ici 5 ans… Bref, merci à la maçonnerie humaniste d’avoir aboli la peine de mort et merci encore à la maçonnerie illuministe d’avoir banalisé la pédocriminalité et pris le pouvoir au niveau de l’enseignement national. Renseignez-vous et vous comprendrez que des dizaines de cas semblables ont été signalés au ministère concerné et, à chaque fois, les profs ont été protégés

Sylvestre Brunaud 25/03/2015 09:29

Ce monsieur est connu de la justice pour des faits similaires, on l'a déjà condamné en 2008, il est resté 3 ans en arrêt maladie (malade comme moi )et il continue à s'occupé d'enfants? Mais on est où là????? C'est la même justice qui protège les pédophiles, qui protège aussi les dealers de drogue!! En plus père de famille ..A quand la remise en route de la guillotine !!!

Pieds Noirs 9A 25/03/2015 09:14

Cette affaire dure et perdure depuis des mois et des mois ,et le pire récidiviste et retrouvant sa place comme directeur d'école ,Ben ma foi pourquoi pas puisque la vie est belle en ce pays de tous les droits du laxisme ,et les parents le sachant depuis des mois qu'on t'ils fait .. Des gamins qui vont être marqués a vie ...Ils y a longtemps que ses bijoux de famille devrait être sanctionnés ...HONTEUX ...ses mecs la ont pas leur place dans la société POINT!!! Je vous remercie ..