Dénoncer le colonialisme ou encourager l’immigration, il faut choisir !

Publié le par Denis PIGNOL

Dénoncer le colonialisme ou encourager l’immigration, il faut choisir !

Dénoncer le colonialisme ou encourager l’immigration, il faut choisir !

S’ils étaient logiques avec eux-mêmes, tous ces bien-pensants prôneraient la rémigration des populations allogènes, comme au bon vieux temps des combats anticolonialistes.

Boulevard Voltaire | Laure Fouré | Juriste | 26-03-2015

Il est un paradoxe rarement soulevé : les plus ardents adversaires de la colonisation se montrent la plupart du temps de zélés partisans de l’immigration, surtout de celle provenant de pays anciennement colonisés.

Bien entendu, l’entreprise coloniale entraîne un lien de subordination entre la puissance conquérante et le territoire occupé où vivent des peuples étrangers à la nation dominante, alors que les immigrés viennent s’installer volontairement à l’intérieur des frontières d’un état dont ils sont censés accepter, ce faisant, l’autorité, la culture et le mode de vie, obéissant sans sourciller aux lois qui le régissent.

Autrement dit, le migrant est censé se soumettre de son plein gré aux règles du pays d’accueil, tandis que le colonisé refuse légitimement de suivre celles qui lui sont imposées sur sa terre d’origine par une puissance étrangère à laquelle il n’a rien demandé, même si celle-ci contribue à développer ses ressources, soigner ses malades et alphabétiser sa jeunesse.

Fidèles à cette approche, les mouvements de libération des pays opprimés par la colonisation se prévalaient d’un principe fondamental, assez unanimement partagé : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ainsi, les populations d’Afrique du Nord, d’Afrique noire et d’Asie ont recouvré leur indépendance au cours de la seconde moitié du XXe siècle en expulsant toutes les personnes venues d’ailleurs, même si elles appartenaient à des familles implantées depuis plusieurs générations, comme en Algérie : les libérateurs n’ont jamais émis le moindre doute à leur sujet, refusant d’admettre qu’elles pouvaient « avoir fait souche » sur l’autre bord de la Méditerranée.

Or, les soutiens actuels de l’immigration, qui revendiquent volontiers l’héritage idéologique des militants anticolonialistes, s’offusquent dès que l’on évoque ce même droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au profit des Français ou de tout autre peuple d’Europe, feignant d’ignorer que l’Occident est devenu l’objet d’une contre-colonisation de la part d’États dont les dirigeants encouragent leurs ressortissants à débarquer sur notre sol afin d’en retirer de substantiels bénéfices, pour eux comme pour leur patrie d’origine, au moyen des sommes d’argent expédiées à leurs proches restés au pays.

Sourds à l’exaspération croissante des Français « de souche » ou assimilés à notre civilisation, qui craignent de perdre leur identité au milieu de cette déferlante migratoire, nos gouvernants veulent au contraire leur imposer une cohabitation qu’ils rejettent, s’obstinant à faire vivre ensemble des gens qui ne le souhaitent pas.

S’ils étaient logiques avec eux-mêmes, tous ces bien-pensants prôneraient la rémigration des populations allogènes, comme au bon vieux temps des combats anticolonialistes.

Publié dans presse nationale

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