D’autres « A. Lubitz » au-dessus de nos têtes ? Merci, le secret médical !

Publié le par Denis PIGNOL

D’autres « A. Lubitz » au-dessus de nos têtes ? Merci, le secret médical !

D’autres « A. Lubitz » au-dessus de nos têtes ? Merci, le secret médical !

Quelle compagnie aérienne peut se vanter, ce jour, de n’avoir dans son personnel aucun « Andreas Lubitz » ? Pas une. La raison ? Le sacro-saint secret médical !

Boulevard Voltaire | Jacques Martinez | Journaliste | 03-04-2015

Quelle compagnie aérienne peut se vanter, ce jour, de n’avoir dans son personnel aucun « Andreas Lubitz » ? Pas une. La raison ? Le sacro-saint secret médical ! Même si des dizaines de vies sont en péril…

Savez-vous quelles sont les dérogations (10 « Déclarations obligatoires » et 4 « Permissions de la loi ») permettant à un médecin de ne pas être poursuivi pour n’avoir pas respecté le secret médical ? Les suicidaires ou la démence ne sont pas parmi les priorités ! En haut de liste – donc raisons les plus importantes aux yeux du législateur : un médecin ne doit pas garder le secret médical en cas de… naissance et de décès ! Ouf, le plus important est fait. Ensuite arrivent les malades contagieux : pour Ebola ou la peste, pas de souci. Mais, là aussi, il y a « des dérogations dans les dérogations » : « L’infection due au VIH, peut-on lire sur le site du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), a provoqué une controverse […] fondée sur le constat du conflit entre le droit des personnes infectées à la confidentialité et le droit de leurs partenaires d’être avertis du danger qui les menace directement. » Si le malade veut le dire lui-même, pas de problème, le médecin ne pourra être poursuivi mais « la loi n’autorise pas le médecin à révéler au partenaire du patient séropositif le danger que lui fait courir le comportement de ce dernier… » Ne peut-il pas, au moins, prévenir le ou la partenaire légale (mariage, PACS) ? Non car « c’est d’abord sa responsabilité personnelle […] qu’engage le médecin en prévenant lui-même le partenaire… »

Si même pour ces cas graves le médecin ne peut rien dire, comment peut-il dénoncer un dépressif ou un suicidaire, « oubliés » dans les dérogations ? Quant aux « Permissions » : après les sévices sur mineurs ou personnes vulnérables mais aussi après (priorité administrative !) le formulaire pour statistiques nationales, une 14e et dernière « dérogation » (ce n’est donc pas une priorité) : « La dangerosité pour elles-mêmes ou pour autrui des personnes connues du médecin pour être détentrices d’une arme à feu ou ayant manifesté leur intention d’en acquérir une » (article 226-14, 3° du Code pénal). Le médecin est autorisé à faire un signalement à l’autorité administrative. »

« Autorisé », ce n’est même pas une obligation. Ne pourrait-on pas donner dans ce cas au mot arme une signification générale ? Car Andreas Lubitz s’est bien servi d’une arme : l’Airbus dont il a actionné, sinon la détente, du moins le manche pour se suicider !

Si le législateur, suite à ce drame, décidait d’une loi libérant les médecins d’un tel secret lorsque des vies sont en danger, cette loi, quand serait-elle votée ? Demain ? Bien évidemment non ! Mais dans un an ou deux ! En attendant, qui pourra empêcher un ou une « Andreas Lubitz » d’entrer dans un poste de pilotage ? Personne. En revanche, si l’un de ses pilotes perd un dixième de vision, là, sa compagnie lui interdira tout vol !

Publié dans presse nationale

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Pieds Noirs 9A 05/04/2015 09:00

Arrêtez de nous dirent que c'était un malade ...Ben voyons ,la sauce de nos bonimenteurs a bien fonctionner pour garder tous le pouvoir ,comme air Algérie nous dirent que c'est le givre une éternité après ...C'est un attentat point final ..Il a fait six mois à Bremen dans des locaux islamique ..Allons voyons arrêtons de nous prendre pour des cons ...Surtout un Pieds Noirs avec des recherche que j'ai faites ..Que les Charlie peuvent avaler cela !!!! ..BON sang réveilliez-vous .. A quand le prochain !!!brave innocent de la dernière lune ..