Charles Pasqua veut envoyer les djihadistes au bagne

Publié le par Denis PIGNOL

L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua. © FRED DUFOUR / AFP
L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua. © FRED DUFOUR / AFP

Charles Pasqua veut envoyer les djihadistes au bagne

Le Point - Publié le 09/03/2015 à 11:07

L'ancien ministre de l'Intérieur suggère d'envoyer les détenus islamistes sur une île pour lutter contre les filières djihadistes des prisons.

Charles Pasqua a la réputation d'avoir une langue bien pendue. Dimanche, l'ex-sénateur des Hauts-de-Seine a récidivé en estimant sur le plateau de l'émission 13 h 15 le dimanche qu'il serait préférable d'isoler les détenus islamistes radicaux sur une île plutôt que dans les prisons françaises, préconisant ainsi ni plus ni moins un retour au bagne.

Réagissant à l'annonce d'une réforme prochaine de la lutte antiterroriste en milieu carcéral de Manuel Valls lundi dernier sur RMC, Charles Pasqua a perdu son calme dimanche après-midi sur France 2. "J'apprends qu'on va regrouper tous les détenus islamistes dangereux au même endroit. Bravo ! Et c'est où cet endroit ? C'est sur le sol de la métropole ? Non, c'est pas sérieux !" Pour rappel, le Premier ministre a déclaré vouloir généraliser l'encellulement individuel dans le but de lutter contre la radicalisation en prison. Et d'isoler en particulier un certain nombre de détenus présentant un danger.

"Qu'on les mette sur une île"

L'ancien ministre de l'Intérieur, âgé de 87 ans, fustige les propositions du gouvernement face à un Laurent Delahousse estomaqué. À la question de savoir si un Guantanamo à la française s'impose, Charles Pasqua répond : "Qu'on les mette sur une île, qu'on les mette loin, bien entendu !" Et d'ajouter, à l'endroit du Premier ministre : "Si on ne veut pas prendre un certain nombre de mesures, alors il faut passer la main. Il ne faut pas rester au pouvoir."

La polémique suscitée par l'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac fait écho à celle provoquée en novembre 2014 par les propos de Nicolas Dupont-Aignan. Le souverainiste avait alors présenté une mesure du même acabit en proposant la réouverture du centre de détention de Cayenne, pour permettre "d'isoler ces fous furieux".

Publié dans presse nationale

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