Barrage de Sivens : le nettoyage de la zone commence

Publié le par Denis PIGNOL

Vue prise le 6 mars 2015 du projet du barrage de Sivens (Tarn), d'où une quarantaine de zadistes ont été expulsés. © Remy Gabalda/AFP
Vue prise le 6 mars 2015 du projet du barrage de Sivens (Tarn), d'où une quarantaine de zadistes ont été expulsés. © Remy Gabalda/AFP

Barrage de Sivens : le nettoyage de la zone commence

Le Point - Publié le 07/03/2015 à 12:05 - Modifié le 07/03/2015 à 12:28

Les derniers zadistes encore présents sur le site du projet de barrage de Sivens ont été évacués ce vendredi 6 mars par les gendarmes.

Le site du projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, a été entièrement évacué, vendredi. En effet, la quarantaine de zadistes présents sur la zone ont été expulsés. Depuis, le site est gardé par un important dispositif de gendarmes, et le nettoyage de la zone a commencé.

Parallèlement, une trentaine de zadistes et sympathisants ont installé vendredi soir un campement sur une grande place de la ville de Gaillac distante de 15 kilomètres environ, a-t-on appris auprès des forces de l'ordre. Sur leur site internet "Tant qu'il y aura des bouilles !", ils appellent à une assemblée générale samedi en début d'après-midi.

Les barricades ont été dégagées

Sur le site évacué après 16 mois d'occupation, un imposant ballet de camions-benne a commencé samedi matin. Les véhicules chargent palettes de bois et morceaux de métal récoltés sur la Zad. Près de la "métairie neuve", un bâtiment du conseil général dont les zadistes avaient fait un quartier général, un tractopelle et un camion-grue chargent des débris divers dans de grandes bennes. Un peu plus loin, les engins des entreprises de travaux publics démantèlent des cabanes installées dans les arbres ainsi qu'un mirador. Les barricades, qui parsemaient la "zone à défendre", ont été dégagées, quelques véhicules que les anciens occupants n'ont pu récupérer restent sur les bas-côtés ou dans la boue. "Il faudra un mois pour tout dégager", estime le salarié d'une entreprise.

La presse peut circuler sur le site, à l'exception des bois où une enquête judiciaire est en cours pour vérifier si des pièges n'y ont pas été placés, lorsque les occupants voulaient se prémunir contre les incursions, en particulier des agriculteurs pro-barrage. Près de 200 agriculteurs avaient fait le blocus de la Zad toute la semaine pour exiger l'expulsion immédiate des occupants. Ils ont levé leurs barrages vendredi à la mi-journée lorsque l'intervention des forces de l'ordre a débuté. Aucun agriculteur n'était visible aux abords du site samedi matin.

Publié dans presse nationale

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