Abolissons le RSA et inventons un droit au travail !

Publié le par Denis PIGNOL

Abolissons le RSA et inventons un droit au travail !

Abolissons le RSA et inventons un droit au travail !

Ma réforme ne coûterait rien si l’État ne paye aucune charge sur les salaires versés. Nos rues seraient plus propres et nous changerions le rapport au travail.

Boulevard Voltaire | Christian de Moliner | Professeur agrégé et écrivain | 30-03-2015

Il est tout à fait normal que la société garantisse un minimum vital pour vivre à ceux qui n’ont aucun revenu et qui ne sont pas responsables de leur malheureuse situation. La majorité de ceux qui perçoivent le RSA sont dans ce cas. Mais nous connaissons tous des abus, des hommes et des femmes qui n’ont aucune envie de travailler, préfèrent se lever tard pour se précipiter sur les jeux vidéo et regarder la télé jusqu’au milieu de la nuit. Ils vivent chichement, certes, mais en additionnant les aides (RSA, APL, énergie gratuite, eau gratuite, cantine gratuite pour les enfants, et j’en passe), le minimum est assuré. Combien sont-ils en France ? Cent mille ? Un million ? Plus ? Difficile de le dire mais j’ai le sentiment que leur nombre ne cesse d’augmenter, du moins dans ma région. Je sais que les « bien-pensants » interdisent de discriminer mais ces « paresseux » exaspèrent ceux qui travaillent pour être, au final, accablés d’impôts, surtout ceux qui se lèvent tôt pour ne gagner qu’un SMIC. Ces « fainéants » sont particulièrement nuisibles. Ils jettent l’opprobre sur notre indispensable système social. Or, aider ceux qui le méritent vraiment est indispensable !

Que faire ? Je propose d’abolir le RSA sauf pour les femmes ayant des enfants en bas âge à garder, les personnes malades et incapables de travailler ou trop handicapées. On instaurerait, à la place, un droit au travail. Concrètement, tout citoyen ne percevant pas d’allocations chômage ou de revenus du travail aurait le droit de demander à la mairie de son domicile 15 heures de travail par semaine payées au SMIC (7,50 euros net de l’heure). En échange, il ferait les travaux qu’on lui donnerait. Ne serait-ce que ramasser les papiers dans la rue, il y a une foule de tâches qu’on pourrait lui confier. La collectivité en profiterait ! Bien sûr, il faudra prévoir des gardes-fous et d’éventuelles sanctions (retrait sur la paye ou perte temporaire du droit au travail) si les tâches confiées n’étaient pas correctement effectuées. Des tribunaux paritaires (élus, représentants syndicaux ) statueraient en dernier ressort pour éviter les abus.

L’Allemagne a instauré ce système mais en ne payant qu’un euro de l’heure ! Ce taux est inadmissible ! Les personnes en situation de précarité ne sont pas des sous-citoyens qu’on peut exploiter sans vergogne !

Ma réforme ne coûterait rien si l’État ne paye aucune charge sur les salaires versés. Nos rues seraient plus propres et nous changerions le rapport au travail. Un paresseux aurait toujours le doit de ne rien faire, mais la société n’aurait plus à le nourrir sans contreparties.

Publié dans presse nationale

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Pieds Noirs 9A 30/03/2015 08:57

Un droit de travail ne s'invente pas ,il se pratique par sa bonne consciences d'être humain ..Comme le droit des rois du paddock ,cela par contre s'invente en faisant une fabrique d'assistanats, comme le pratique depuis une certain temps l'état Français uniquement pour remplir en leurs faveurs le caisson des urnes ... Comme nous voyons des jeunes encore à 23/25 ans dans les jupons de sa maman et que le soir venu ,va le ou la bordé(e) pour ce reposé sa fatigue de toute cette journée faire joujou sur internet ..OU il font même l'amour par portable ou internet ... Voila la France social qui dure depuis des années et que demain vous les mettrez jamais au travail sauf si vous leurs donnez un salaire de patron ..Je vous remercies ..