Un an après sa victoire aux municipales, Bertrand Barraud dresse un premier bilan d’étape

Publié le par Denis PIGNOL

« J’ai commencé par des gamelles aux élections. Les gens ont ensuite récompensé ma fidélité et ma loyauté à Issoire ». - CAMPAGNONI Francis
« J’ai commencé par des gamelles aux élections. Les gens ont ensuite récompensé ma fidélité et ma loyauté à Issoire ». - CAMPAGNONI Francis

Un an après sa victoire aux municipales, Bertrand Barraud dresse un premier bilan d’étape

Un an déjà ! Un an déjà que Bertrand Barraud a repris la Ville à la gauche. Le maire se félicite d’avoir redressé « plus rapidement que prévu » les finances. Etre maire, c’est pour lui « le mandat le plus passionnant ».

La montagne | AUVERGNE | PUY-DE-DÔME | ISSOIRE |09/04/15 - 06H00

Comment avez-vous vécu cette première année dans le costume de maire ? C'est beaucoup de temps consacré à cette fonction mais c'est tellement enthousiasmant… Tant que la passion est là, l'excès de travail est largement supporté. J'ai la chance de compter, à la mairie, sur des adjoints qui font du bon travail et des services administratifs qui facilitent grandement les choses.

Quelles sont vos plus belles réussites pour l'heure ? D'abord, d'avoir redressé la situation financière plus rapidement que je ne le pensais. Même si c'est encore très fragile. On est dans la bonne direction.

J'avais annoncé une ville mieux entretenue, mieux sécurisée, mieux revitalisée et mieux animée. On a rempli le contrat sur trois points. Le moins réussi est la vidéo-protection. C'est le premier dossier qu'on a lancé. Il deviendra réalité en fin d'année. La vidéo-protection est nécessaire pour deux raisons : résoudre certains faits de délinquance et offrir une vraie valeur de prévention.

D'autres regrets ? Dans le centre-ville, si les ouvertures de commerces repartent à la hausse, le logement peine. Le PIG, un programme d'amélioration de l'habitat, ne fonctionne pas. Les gens ne rénovent pas ou très peu. C'est dramatique car l'un des objectifs est de ramener de la mixité sociale dans le centre-ville.

« On ne fera pas de Pomel un mini Carré Jaude »

Amener de l'activité commerciale au centre Pomel figurait parmi vos priorités. Cette promesse semble être au ralenti… En aucun cas. J'ai toujours dit que le projet Pomel aboutirait dans la deuxième partie du mandat. C'est un bâtiment emblématique. Il ne faut pas se tromper et suivre toutes les pistes. La nôtre, depuis le départ, c'est celle d'un centre d'activités. Il y en a une autre liée à la formation, et une troisième qui serait un mixte des deux, avec une école de cuisine par exemple.

On ne fera pas un centre commercial comme on peut l'entendre. Ce ne sera pas un mini Carré Jaude. Soit on a une grosse franchise porteuse pour le centre-ville, type culture, soit cela ne sert à rien. Il y a toujours l'idée de la brasserie au rez-de-chaussée. Je me suis toujours dit que la Ville s'occuperait des aménagements extérieurs et l'intérieur serait confié au privé.

La politique d'austérité a parfois ses limites, comme, par exemple, la médiathèque moins ouverte au public parce que le personnel malade n'est pas remplacé… On est conscient des efforts demandés et des répercussions. On a diminué les subventions de 5 % aux associations, les services municipaux font des efforts, les élus aussi. On se dirige vers des années difficiles. Les Issoiriens le comprennent bien. On a vécu des années fastes, sans souci financier.

Ce serait mentir de dire que dans un ou deux ans d'un coup de baguette magique, les difficultés seront de l'histoire ancienne. Le levier impôt, ce sera le dernier recours. Pour l'instant, on y échappe.

Emploi :
« Nous aurons de très bonnes nouvelles »

L'emploi, c'est le nerf de la guerre. Avez-vous des bonnes nouvelles sur le front économique ? Nous travaillons en étroite collaboration avec les services de l'État sur le Plan de prévention du risque inondation (PPRI). On va aboutir et on devrait récupérer 16 hectares constructibles dans la zone de Lavaur-La Béchade. C'est l'avenir du territoire. On a des entreprises aux portes d'Issoire qui nous disent : « Le jour où vous avez des terrains, on vient ». Parce qu'ils veulent de la façade autoroutière.

À Issoire, on a des PME\PMI, des gros donneurs d'ordres, mais on manque d'ETI (Entreprises de taille intermédiaire). Elles sont intéressées par notre bassin. Nous aurons de très bonnes nouvelles à annoncer dès que nous aurons le feu vert des services de l'Etat. L'attractivité économique, c'est le moteur.

Maire d'Issoire, président de la communauté de communes, conseiller départemental et vétérinaire… Serez-vous toujours aussi proche de vos administrés ? C'est primordial d'être toujours présent dans ma ville. Mais j'aurai désormais l'avantage de défendre des projets en allant au-delà d'Issoire. Il faut qu'on ait des relais partout. On sait que cela fonctionne ainsi. C'est le mandat le plus passionnant.

Comment jugez-vous votre bilan ? On a répondu aux premières attentes comme aux urgences. La première urgence, c'était les inondations du quartier de la Halle. On a refait l'assainissement. Du coup, on en a profité pour rénover la place de la Halle et renforcer l'attractivité du centre-ville. L'autre urgence, c'est la voirie. Les boulevards extérieurs, j'ai compris qu'il fallait les réaliser très vite. Le coup d'envoi des travaux sera donné en septembre. On aimerait avoir plus de moyens, pour faire plus de choses. Mais le fait d'avoir moins de moyens nous oblige à avoir des idées. On a redonné un élan à cette ville.

Marion Chavot, Olivier Choruszko et Pierre Raynaud

Publié dans presse locale

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