Le maire a évoqué, hier soir, « le redressement en cours » de la commune

Publié le par Denis PIGNOL

Le maire a annoncé la possible implantation d’un groupe multimédia à Pomel. - DUGNE Rémi
Le maire a annoncé la possible implantation d’un groupe multimédia à Pomel. - DUGNE Rémi

Le maire a évoqué, hier soir, « le redressement en cours » de la commune

La Montagne |Auvergne | Puy-de-Dôme | Issoire 11/03/15 - 06h00

Même si la situation financière de la Ville reste encore fragile, le maire a indiqué que « son redressement est en cours », sans forcément convaincre son opposition.

Du mieux mais pas tirée d'affaires

Le maire Bertrand Barraud a d'emblée exhorté le conseil municipal à ne pas transformer le débat des orientations budgétaires en une tribune électorale, avec pas moins de huit élus en campagne pour les Départementales. Sa consigne « de garder les tracts au fond des poches » a été plutôt respectée hier soir.

La plus incisive a été sans conteste Hélène Fourvel-Pelletier (Europe Ecologie-Les Verts) : « J'aurais aimé qu'on se pose la question de la pertinence d'un centre d'art contemporain avec la diminution des budgets culturels, de savoir si le projet commercial était maintenu ou non à Pomel ou encore de confirmer si le budget du CCAS était diminué de 5 % […] Depuis un an, j'ai l'impression que la politique de l'environnement se limite au fleurissement de la ville. On peut être plus ambitieux. Il serait bien, par exemple, de régler rapidement les problèmes de décharges sauvages. Issoire et les Issoiriens ne sont peut-être pas votre seule priorité mais ça vous sert de marchepied pour des fonctions électives plus importantes ».

« Avant tout redresser »

Daniel Delarbre (gauche) a pronostiqué une grande déception pour les contribuables de la cité Saint-Austremoine à l'automne : « Vous répétez à chaque séance qu'il n'y aura pas d'augmentation des taux d'imposition. Je ne sais pas qu'elle va être la réaction des Issoiriens quand ils recevront leurs avis. Votre majorité a voté l'harmonisation des taux d'abattements de la taxe d'habitation et il y aura nécessairement une augmentation d'impôt pour beaucoup d'Issoiriens. »

« Non, pas pour beaucoup et ça concernera des Issoiriens qui ne sont pas dans la difficulté, a rétorqué le maire. On ne touchera pas les taux. Les impôts augmenteront par la base, c'est indépendant de notre fait ».

Dominique Morel (Parti de la France) a adressé ses félicitations à la majorité : « Il est indéniable que les choses ont changé depuis un an. Il faut le reconnaître. Il faut continuer à attirer des entreprises, à les aider à s'implanter, à créer de l'emploi et de la richesse. » Le maire a rebondi sur les propos de l'ancien élu frontiste :

« Vous me tendez une perche. Depuis un an, les entreprises ont bien senti la différence à Issoire, que ce soient les grands donneurs d'ordres et chaque PME qu'on visite. L'économie occupe la moitié de notre temps. La meilleure façon de faire du social, c'est de créer de l'activité et de l'emploi. Je veux bien tout entendre et tout faire mais il faut avant tout redresser la situation financière de la Ville. Elle est en cours. »

« C'est ambitieux, c'est difficile »

Le maire a alors énoncé différents indicateurs, son opposition n'a pas sourcillé : les dépenses de fonctionnement « ont été contenues (+ 0,5 %) », les charges de personnel ont progressé de 1,92 % en 2014 « après l'envolée de 3,84 % en 2013 » et devraient diminuer de 0,92 %, et l'autofinancement retrouve des couleurs. « Sans ce début de redressement, il n'était plus question de parler d'investissements à Issoire », a assuré le maire.

Malgré des dotations de l'État en chute libre, la Ville investira 3,5 millions d'euros cette année ( lire ci-dessous). Puis Bertrand Barraud a répondu à l'unique question des socialistes, portant sur le devenir « de son projet phare au centre Pomel » : « Je suis ouvert à toutes les réflexions. On garde l'idée d'implanter un centre d'activité commerciale. On attend d'ailleurs la décision d'un groupe multimédia. Nous avons d'autres pistes ». Comme de la formation, par exemple.

Faire aussi bien, voire mieux, avec moins d'argent, c'est le dénominateur commun à chaque service. Ulrich Bronner, adjoint au social, l'a rappelé : « La dotation du CCAS sera amputée de 5 %, soit 50.000 euros. C'est ambitieux, c'est difficile. On pourra réussir grâce à une nouvelle dynamique, en se recentrant sur le coeur de métier du CCAS et en s'appuyant sur des partenaires comme la Mission locale et le Conseil général, ce qui ne se faisait pas. »

Olivier Choruszko et Pierre Raynaud

A lire demain. La suite du Conseil municipal avec la carte scolaire.

Publié dans presse locale

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electricien paris 25/03/2015 15:35

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