Départementales 2015 - Puy-de-Dôme : couacs en série au FN !

Publié le par Denis PIGNOL

Marine Le Pen présente les têtes de liste aux municipales dans le département. L'un des candidats était poursuivi pour tentative d'assassinat ! © Franck Boileau/La Montagne/Maxppp
Marine Le Pen présente les têtes de liste aux municipales dans le département. L'un des candidats était poursuivi pour tentative d'assassinat ! © Franck Boileau/La Montagne/Maxppp

Départementales 2015 - Puy-de-Dôme : couacs en série au FN !

GENEVIÈVE COLONNA D'ISTRIA  | Le Point | Publié le 27/02/2015 à 13:39 | Modifié le 27/02/2015 à 18:49

Salut nazi, abus de faiblesse..., la campagne du parti d'extrême droite dans ce département soulève de nombreuses polémiques. Décryptage :

Décidément, le Front national se distingue dans le Puy-de-Dôme et multiplie les polémiques. Le candidat du Front national Pascal Bardin, la cinquantaine, a en effet été condamné en mai 2014 pour violence et injure raciale à six mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve (avec obligation de soins), par le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand. Il avait tenté de renverser un piéton avec son véhicule en proférant des insultes racistes à son égard. Heureusement, sa victime n'avait pas été blessée. Pour sa "défense", le candidat avait déclaré avoir "juste voulu donner une leçon de morale à un bon petit Français, un Guadeloupéen, qui traversait en dehors du passage piéton". L'affaire, révélée par le site web de France 3 Auvergne, perturbe sérieusement la campagne du parti frontiste dans le département auvergnat.

Du côté de la fédération FN du Puy-de-Dôme, on jure que personne n'était au courant de cette condamnation. "Dans les documents d'investiture que le Front national fait remplir à ses candidats, il y a un volet consacré au casier judiciaire. Pascal Bardin a visiblement omis de nous signaler cette condamnation peu glorieuse. Si nous l'avions su, nous ne l'aurions pas présenté", assure le secrétaire départemental du Front national dans le Puy-de-Dôme, Érik Faurot.

La vraie fausse tête de liste

Depuis deux jours, c'est pourtant sa photo qui circule en train de faire le salut nazi. L'affaire, dont Le Canard enchaîné s'est fait l'écho, a fait bondir l'intéressé, qui a porté plainte pour diffamation : "Cette photo est bidon ! Ce montage a été envoyé à la presse par des personnes exclues du Front national, qui nourrissent depuis une haine implacable et semblent prêtes à toutes les bassesses pour essayer d'assouvir leur désir de vengeance. À chacune de ces attaques, nous engagerons une procédure judiciaire."

Il y a une dizaine de jours, une autre affaire secouait le Front national. Annick Rouchon, une septuagénaire non voyante, avait eu la surprise de découvrir son nom en tête d'une liste dans le canton de Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme. Elle a depuis porté plainte pour abus de faiblesse contre le FN 63, dont elle n'est plus membre depuis six mois. "Visiblement, notre candidate a fait l'objet d'intimidations pour qu'elle retire sa candidature, et moi-même, je suis victime d'une forme de harcèlement depuis des mois", se défend encore le secrétaire départemental Front national.

L'an dernier déjà, un autre coup d'éclat avait entaché la crédibilité du parti à l'issue des élections municipales à Clermont-Ferrand. L'un des trois élus frontistes, Éric Assad, avait lui aussi "caché" son passé judiciaire à son parti. Il avait pourtant été inculpé d'homicide volontaire et de tentative d'assassinat.

Publié dans presse locale

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